Trois prévenus condamnés après une violente altercation dans une boulangerie
Ce jeudi 3 septembre, le tribunal de proximité de Saint-Martin examinait une affaire de violences, en partie sur ancien conjoint, ainsi que de dégradation d’un bien appartenant à autrui.
Les faits remontent au matin du 13 novembre 2025, dans une boulangerie à Hope Estate. Alors que J.D, employée de l’établissement, débute son service, une altercation éclate avec K.A, l’ancienne compagne de son mari. Selon les éléments présentés à l’audience, J.D, se sentant en danger, sort son téléphone portable afin de filmer la scène. K.A s’approche alors d’elle et fait tomber l’appareil. En réaction, J.D lui porte une gifle.
La situation dégénère rapidement en une bagarre entre les deux femmes. Des clients présents dans la boulangerie interviennent pour les séparer. À la sortie de l’établissement, K.A est ensuite prise à partie par A.C, son ancien partenaire, venu défendre sa femme.
Les certificats médicaux font état de plusieurs blessures pour les deux femmes, avec une interruption temporaire de travail de sept jours. À la suite de ces événements, J.D, a également perdu son emploi.
Des faits de récidives
Durant l’audience, seuls J.D et A.C sont présents. Comme K.A, J.D comparait à la fois en qualité de prévenu et victime, ce qui lui permet de se constituer partie civile, avec un renvoi sur les intérêts civils.
Face au tribunal, le couple reconnaît difficilement les faits. Pour la vice-procureure de la République, ceux-ci sont néanmoins caractérisés. « Je regrette que les choses ne se soient pas passées autrement » estime-t-elle, avant de reprocher au couple d’avoir choisi la violence plutôt que de faire appel aux autorités.
Si J.D. présente un casier judiciaire vierge, son mari est, lui, déjà connu de la justice pour des faits de violences, de port d’arme et de refus d’obtempérer. K.A, son ancienne compagne, avait également déjà comparu pour des faits de violences.
Au regard de l'ensemble des éléments du dossier, le ministère public requiert une amende contraventionnelle de 500 euros à l’encontre de J.D, 1 000 euros d’amende ainsi que 12 mois d’emprisonnement avec sursis pour K.A, et 12 mois d’emprisonnement pour A.C.
Après en avoir délibéré, le tribunal déclare les trois prévenus coupables des faits qui leur sont reprochés. J.D. est condamnée à 500 euros d’amende contraventionnelle avec sursis. K.A est condamnée à 1 000 euros d’amende. A.C est quant à lui condamné à 8 mois d’emprisonnement, ainsi qu’à effectuer un stage de sensibilisation aux violences conjugales.














