01.10.2019

Il cachait son herbe et ses économies dans un coffre enterré

Un jour de mai l’année dernière, quelqu’un va à la gendarmerie à Saint-Barthélemy pour dire qu’il a trouvé deux coffres forts fermés et enterrés dans son terrain. Les gendarmes se rendent sur les lieux, ouvrent les coffres et découvrent 2 692 euros dans l’un et un total de 800 grammes de cannabis répartis dans les deux.

Une enquête est ouverte. Les investigations vont identifier NL, âgé de vingt-trois ans, comme le propriétaire des coffres et de leur contenu. Il est interpellé alors qu’il se trouve au volant d’un véhicule. Lorsqu’il ouvre la fenêtre, «une forte odeur de cannabis se dégage de l’habitacle».

NL reconnaît tous les faits. Il confie fumer jusqu’à dix joints par jour, cultiver l’herbe «dans les montagnes» puis la cacher ainsi qu’une partie de ses économies dans les deux coffres. Il ne peut en revanche expliquer précisément son choix d’enterrer les coffres. Il affirme par contre que le terrain est celui de ses parents et non pas celui de la personne qui le prétend.

Il a comparu devant le tribunal correctionnel de Saint-Martin le 19 septembre dernier. A la barre, il a expliqué avoir cessé de fumer depui sles faits, car son père le menaçait de ne plus vouloir l’héberger. Il a dit «désormais ne cultiver que des pommes potagères et des fruits». Depuis les faits, NL s’est «concentré sur sa passion qu’est le jardinage ».

Le vice-procureur a requis une peine de dix mois de prison avec sursis et une amende de 3 000 euros dont la moitié assorties du sursis.

Après en avoir délibéré, le tribunal a condamné NL à dix mois de prison avec sursis, une amende de 3 000 euros et à l’obligation de suivre un stage de sensibilisation aux dangers l’usage des produits stupéfiants.

Les scellés ont été confisqués.

Estelle Gasnet
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Commentaires

Bien fait pour ce jardinier reconverti