21.12.2018

Perpétuer la tradition du punch, de Colombier à Marigot

A l'occasion d'une série de portraits de commerçants qui ont relevé le défi de s'installer ou de revenir à Marigot, rencontre avec la famille Maccow qui veut perpétuer les coutumes locales au sein de sa boutique.

Depuis début juillet une nouvelle boutique, façon case créole attire le regard des passants, au croisement entre la rue de Hollande et celle de Concordia. Ici, on vend surtout du punch fait maison, et notamment celui de Guavaberry (rouge ou jaune). D’où le nom de cette entreprise familiale : (Guavaberry) Colombier Tradition. Louis et Luz-Maria Maccow, ainsi que leur fils Jasmel, perpétuent les coutumes locales, qu’ils ont héritées de leurs parents ou adoptées en arrivant sur l’île.

« Ça a commencé comme un hobby en 2004 » se souvient le couple dans le jardin duquel poussent les guavaberries. Au départ, les époux appliquent les recettes ancestrales de Colombier pour faire quelques bouteilles qu’ils distribuent à leurs amis. Puis ils décident de se professionnaliser, en parallèle de leur activité de location de voitures. Ils font vieillir certains crus parce qu’ils n’ont aucun doute là-dessus : « plus c’est vieux meilleur c’est ». Pendant de nombreuses années, leurs breuvages sont distribués dans plusieurs points de vente en partie hollandaise. Avant ce mois de juillet 2018, ils n’avaient jamais eu leur propre boutique.

« Nous avions démarré le projet d’ouverture bien avant Irma. Marigot manquait de commerces proposant des spécialités locales » expliquent-ils. Ils attendaient que la COM, propriétaire des lieux, ait rénové la case. L’emplacement n’a pas été choisi au hasard. « Cet endroit signifie beaucoup pour nous parce qu’il fait partie de l’histoire de Saint-Martin. C’est là qu’il y avait le Milo Rhum Shop. Tout le monde le connaissait » assure Louis Maccow. Il n’était donc pas question de s’installer ailleurs.

Le couple indique essayer de développer la part de touristes dans sa clientèle. Il aménage la terrasse devant la boutique pour les recevoir et travaille avec les bateaux de croisière côté hollandais pour faire partie des étapes des croisiéristes lors de leur escale sur l’île.

Quant à l’activité économique à Marigot et à Saint-Martin en général, Louis Maccow reste optimiste : « Il faut que ça reparte. On ne peut pas rester comme ça. Il n’y a aucune raison pour que ça ne marche pas ».

Fanny Fontan
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Marigot is dead Arrêtez de fantasmer sur quelque chose qui n arrivera pas.

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