Violences dans une épicerie : deux hommes condamnés à six mois de prison
Ce jeudi 3 septembre, le tribunal de proximité de Saint-Martin examinait une affaire de violences avec usage d’une arme ayant entraîné une incapacité n’excédant pas huit jours. Les personnes concernées comparaissaient à la fois en qualité de prévenus et de victimes.
Le 6 août 2025, les gendarmes sont appelés à intervenir dans une épicerie située rue des Écoles, à Quartier-d’Orléans. Après l’audition du gérant et de G.S, l’un des mis en cause encore présent sur place, il ressort qu’une bagarre a éclaté entre ce dernier et J.H, un autre homme de 23 ans qui se trouvait dans la boutique avec des amis. Le lendemain, celui-ci se rend à son tour à la gendarmerie afin d’y déposer plainte.
Lors de leurs dépositions comme pendant l’audience, les versions des deux jeunes hommes s’opposent. D’un côté, G.S. affirme que J.H l’aurait menacé avec un cric récupéré dans sa voiture. « C’est lui qui a commencé » se défend-il devant le président. Au titre du préjudice moral subi, il se constitue partie civile et réclame la somme de 1 000 euros. De l’autre, J.H accuse son rival de l’avoir violenté avec une bouteille de bière. Son certificat médical fait état de traces de morsures aux bras et au dos, ce qui lui vaudra deux jours d’ITT.
En première partie d’audience, seul G.S est présent, par visioconférence, étant déjà détenu à la maison d’arrêt de Basse-Terre. L’homme y est incarcéré depuis le mois de juillet dernier pour une durée d’un an et indique se « sentir bien ». Son casier judiciaire comporte quatre mentions, notamment pour menaces de mort, rébellion, conduite sous stupéfiants et violences.
Pour la vice-procureure de la République, les faits sont caractérisés. « Ils avaient l’intention d’en découdre »estime-t-elle, en soulignant que les épiceries sont des lieux publics où les citoyens sont supposés pouvoir déambuler sans encombre. « Vous vous sentez bien en prison ? Vous allez y rester ! » ajoute-t-elle avant de requérir douze mois d’emprisonnement à l’encontre des deux prévenus.
Après en avoir délibéré, le tribunal déclare les deux hommes coupables des faits qui leur sont reprochés. En répression, il les condamne à six mois de prison et prononce, à titre de peine complémentaire, une interdiction de port d’arme pendant trois ans. La demande de constitution de partie civile de G.S. est rejetée, faute de justificatifs.














