Faire que la rentrée soit la plus sereine, comment aider son enfant à gérer ses émotions
La rentrée est un moment important dans la vie d'un enfant et n'est pas dépourvue d'inquiétude. Les parents peuvent l'aider à comprendre et gérer ses émotions. L’attitude des parents joue un rôle essentiel, ils doivent rester calmes et confiants, sans transmettre leurs propres craintes. Ne pas oublier que les enfants perçoivent très finement l’état émotionnel de leurs parents. Un parent inquiet, ou angoisse malgré lui, peut transmettre l’idée que la rentrée est un événement anxiogène.
Il est préférable de reconnaître que l’appréhension est normale, de parler de l'école avec confiance sans pour autant promettre une journée parfaite. Il faut rassurer sur l'émotion ressentie et encourager l'enfant. Dire «Tu vas t’en sortir, j’ai confiance en toi» est souvent plus sécurisant que «Ce sera forcément génial».
Il faut également éviter de lui mettre une pression liée aux résultats ou à la performance. Les premiers jours sont avant tout une période d’adaptation : retrouver sa place dans le groupe, découvrir les nouvelles règles et créer une relation avec l’enseignant. Donc inutile de lui dire : «Cette année, il faut absolument…», «Tu dois être le meilleur…».
Pour une rentrée réussie, mieux vaut accompagner les émotions de l’enfant avec confiance et réalisme, tout en lui laissant le temps de s’adapter. Une rentrée sereine se prépare autant par des repères concrets pour l’enfant que par une attitude parentale suffisamment calme.
Comment aider son enfant à gérer ses émotions
Voici quelques conseils de la psychologue Sandrine Bonnefont.
- 1 – Dire ses émotions
Le premier conseil est simple : accueillir l’émotion de votre enfant sans l’amplifier ni la nier. Au lieu de «Ne t’inquiète pas, tout ira bien », qui peut fermer la discussion, préférez «Je vois que cela te préoccupe. Qu’est-ce qui t’inquiète le plus ?» Cette posture aide l’enfant à mettre des mots sur ce qui lui fait peur et à chercher, avec l’adulte, des solutions concrètes.
- 2-Préparer sans envahir
La rentrée a besoin d’être évoquée, mais elle ne doit pas devenir le sujet unique des vacances. Trop anticiper peut nourrir l’attente anxieuse ; ne rien dire laisse l’enfant seul face à l’inconnu. L’équilibre consiste à en parler brièvement, à intervalles réguliers, en répondant honnêtement aux questions.
On peut montrer l’école, le trajet ou la cour (si possible), surtout pour une première rentrée ou un changement d’établissement. Parents et enfants peuvent regarder des photos, retrouver le prénom d’un camarade, prévoir un petit temps de jeu avec un copain avant le jour J.
Avec les jeunes enfants, on peut utiliser un repère visuel simple et compter en « dodos » les jours restants plutôt que de regarder un calendrier long et abstrait.
En préparant ensemble le cartable, la tenue ou le goûter : l’enfant retrouve ainsi une part d’action dans une situation qu’il ne maîtrise pas entièrement.
- 3 -Retrouver le rythme
Le corps a aussi besoin de comprendre que l’école approche. Quelques jours avant la rentrée, réinstaller progressivement des horaires de coucher, de lever et de repas plus réguliers évite que le premier matin ne soit vécu comme une rupture brutale.
4- Rassurer
La veille, revisiter avec lui ses affaires, le rassurer encore, échanger, regarder quelques séquences sur internet avec lui pour le faire rire (les cascades de chats).
Instaurer des rituels : lui demander 3 choses qu'il a aimées pendant la journée pour lui permettre de concevoir que la vie est belle et développer son optimisme). Et s'il a rencontré une difficulté, lui demander quelle leçon, il peut en tirer.
- Le matin du départ
Le jour J, la simplicité est précieuse : un réveil suffisamment anticipé, un petit-déjeuner calme, des consignes limitées et un adulte disponible.
Les injonctions répétées à se dépêcher augmentent la tension ; mieux vaut préparer la majorité des affaires la veille. Et rappeler qu'on part dans un quart d'heure, puis 10 min, etc., jusqu'au départ pour permettre à votre enfant d'anticiper.
Une fois devant le portail, le rituel de séparation doit être bref, prévisible et tenu : un câlin, une phrase stable — « Je te retrouve après l’école » — puis le départ. Prolonger indéfiniment les adieux peut confirmer à l’enfant qu’il y aurait réellement un danger à être séparé.
- Après l'école
Vous pouvez reprendre avec lui sa journée. Ne transformez pas pour autant immédiatement le trajet ou le goûter en interrogatoire. La question « Alors, ça s’est bien passé ? » appelle souvent un «oui» ou un «non». Préférez une formulation ouverte laisse davantage de place au récit : « Qu’est-ce qui t’a le plus plu aujourd’hui ? », «Y a-t-il eu un moment difficile ?», ou simplement «Raconte-moi ta journée».
Retrouvez cet article dans notre guide sur la rentrée scolaire. Pour le consulter, cliquez ici.














