Une première partie de saison cyclonique très sèche
66 mm, telle est la quantité de pluie relevée par Météo France à Saint-Martin entre le 1er juin et aujourd'hui. Ce sont les trois premiers mois de la saison cyclonique les plus secs depuis 2018 pour le moment.
Il n'est pas rare que juin ne soit pas très pluvieux : en 2018 et 2020, il était tombé 26 mm, 22M en 2019, 7,2 mm en 2022 ou encore 1,4 l'an passé. Les normales sont de 59,8 mm. L'anomalie se constate surtout en juillet et août. Cette année, seulement 20,3 mm de pluie ont été relevés en juillet et 22,9 mm (dont 9,9 mm en une journée) pour l'instant en août. Les normales sont de 92,6 mm en juillet et 92,1 mm en août.
Depuis 2018, c'est la première fois que ces hauteurs de précipitations sont si peu élevées. En 2018, il était tombé 115 mm au cours des trois premiers mois de la saison cyclonique. «Avec 15,9 mm, juillet 2026 est au deuxième rang après juillet 2015 à Saint-Barthélemy des mois de juillet les plus secs depuis l'ouverture en 1965», indique Météo France au sujet du mois de juillet.
Cette situation s'explique par un épisode El Niño très intense ; El Niño se caractérisant par des températures de surface de l’océan inhabituellement élevées dans le centre et l’est du Pacifique.
«Pour la saison août-octobre 2026, l’ensemble multi-modèles (MME) indique une évolution rapide vers un épisode El Niño marqué. L’anomalie moyenne saisonnière de la température de surface de la mer (TSM) devrait atteindre environ 2,9 °C durant l’ASO 2026, avec un pic d’intensification en novembre. Le bassin atlantique équatorial devrait rester globalement chaud, avec des température de surface de la mer supérieures à la normale dans l’Atlantique tropical nord et sud. », indique l'organisation météorologique mondiale dans son bulletin mensuel de juillet (celui d'août n'est pas encore publié).Dans l'hémisphère nord, une forte augmentation des probabilités de températures supérieures à la normale concerne notamment les Caraïbes selon l'organisation.
Si El Niño est associé à une augmentation des précipitations et des inondations dans certaines régions du monde, il est aussi associé à une réduction de l’activité des ouragans dans l’Atlantique.
Toutefois, Météo France le rappelle souvent, une saison moins active ne signifie pas une saison sans danger, une seule tempête suffit à provoquer une catastrophe.















