L. Mussington "préfère être critiqué pour avoir essayé de construire quelque chose que d'être félicité pour n'avoir rien entrepris"
«Je ne m'esquiverai pas car un responsable politique ne contourne jamais les sujets difficiles : il les assume», a déclaré le président Louis Mussington, en introduction du conseil territorial samedi, au sujet de la situation d'Air Antilles, «un sujet qui continue d'alimenter les débats».
Un des points à l'ordre du jour de la séance plénière portait sur la liquidation judiciaire de la compagnie et le président a préféré s'exprimer en début de séance que lors de l'examen de la délibération.
«Lorsque nous avions pris cette décision, nous ne l'avions pas prise pour une compagnie aérienne, nous l'avions prise pour Saint-Martin, nous l'avions prise parce que nous étions convaincus que notre territoire ne pouvait rester dépendants des décisions prises ailleurs, nous l'avions prise parce que nous croyons en la continuité territoriale, parce que nous croyons en notre économie, parce que nous croyons en notre population», a-t-il confié.
«Est-ce un pari ? Oui, je ne l'ai jamais nié», a-t-il ajouté. «Mais gouverner, c'est parfois avoir le courage de prendre des risques lorsque l'intérêt général l'exige», conçoit-il. «Une action est souvent le plus grand des risques. Je préfère être critiqué pour avoir essayé de construire quelque chose que d'être félicité pour n'avoir rien entrepris», a-t-il conclu.
Lors de la séance plénière, les élus ont voté une dépréciation des actifs financiers d'un montant de 16,3 millions d'euros et une inscription au budget supplémentaire de 14,9 millions d'euros.








