Quatre barrages flottants anti-sargasses à l'étude à Saint-Martin
Afin de limiter les échouements de sargasses sur son littoral, la Collectivité de Saint-Martin a décidé d'installer des barrages en mer. Deux endroits ont été retenus : les baies de Cul de Sac et de l'Embouchure. Une entreprise guadeloupéenne, Antilles travaux sous-marins, a été sélectionnée par la COM à la suite d'un appel d'offres pour poser les barrages. En parallèle, la COM a mandaté un consultant pour réaliser une étude de faisabilité en vue de la mise en place des barrages et pour définir des méthodes de collecte des sargasses.
Il est prévu d'installer quatre barrages flottants, deux par site, sur un linéaire cumulé de 700 mètres à Cul de Sac et 227 mètres à l'embouchure de l'Etang aux Poissons. Le chantier d'installation (ancrage et pose des filets) est estimé entre quatre et six semaines à Cul de Sac et entre deux à trois semaines à l'Etang aux poissons. La date de début de chantier n'a pas encore été annoncée.
Une fois en service, les barrages seront inspectés par Antilles travaux sous-marins trois fois au cours de la première année d'exploitation et entretenus par une autre société par délégation de la COM. En cas d'événement météorologique majeur (vent supérieur à 30 nœuds et houle supérieure à 2 mètres), les barrages devront être démontés. Les sargasses retenues par les barrages devront être évacuées par les services de la Collectivité.
La pose de tels barrages nécessite de respecter une procédure administrative stricte au vu des enjeux environnementaux. Les barrages seront installés à moins de 3 km de quatre zones naturelles d'intérêt écologique faunistique et floristique (Red Rock, Tintamare, etc.). Certains d'entre eux seront à la limite du périmètre de l'arrêté de protection de biotope ou dans les périmètres lacustre et maritime de la Réserve maritime et du site RAMSAR zones humides et marines.De plus, le projet étant susceptible d'engendrer des impacts sur les milieux naturels et marins, de gêner la circulation des tortues marines et d'impacter leurs habitats, la société a pris des mesures afin de limiter ces effets négatifs sur l'environnement (travaux hors périmètre de la Réserve à Cul de Sac, évitement au maximum des zones à sensibilité écologique pour la pose des ancrages, utilisation d'ancres à bascules dès que possible, nettoyage des engins de chantier hors sites, etc.).
Le dossier a été soumis pour avis à l'agence régionale de santé et à la préfecture, il ne sera par contre pas soumis à évaluation environnementale. Toutefois, certains points pourront faire l'objet de prescriptions environnementales spécifiques (loi sur l'eau). Il devra également justifier d'une autorisation d'occupation temporaire (AOT) du domaine public maritime de l'Etat.
Le coût de l'installation du dispositif et de son inspection pendant un an est estimé à 896 550 euros.












