11.01.2019

Blocage à l'école Siméonne Trott

Enseignants, parents, ATSEM et direction réclament le début des travaux.

En plus de la mobilisation à la cité scolaire qui se poursuit depuis mardi, l'école Simeonne Trott est bloquée depuis 6h45 ce vendredi 11 janvier. Parents, ATSEM (agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles) et enseignants s'alarment que les travaux n'aient pas débuté dans l'établissement.  

"Symboliquement, cela fait un an que nous sommes revenus dans l'école nous avons l'impression d'être oubliés" indique Jéranie Dulormne, enseignante en petite section. "Pas un clou n'a été posé" s'indigne une mère d'élève. 

Pour rappel, après les petits travaux effectués en urgence fin 2017 afin de commencer les rotations, rien n'a été fait. La Collectivité annonçait l'été dernier dans un communiqué que les gros travaux de toitures pour toute la partie centrale et certaines ailes du bâtiment seraient réalisés "pour leur majeure partie pendant les deux mois d'été pour s'achever la dernière semaine du mois d'août". Et d'ajouter : " l'école qui devrait accueillir 237 élèves pour la rentrée de septembre 2018, verra une douzième salle de classe se créer. Et il est prévu d’installer un algéco sur le site pour les bureaux de la direction". 

Seulement à la rentrée de septembre 2018, ces travaux n'avaient pas été réalisés et leur livraison reprogrammée après les vacances de Noël. "Le premier appel d'offre s'est révélé infructueux et la Collectivité en a passé un second. Le marché a finalement été attribué fin novembre à l'entreprise Oméga Construction" rappelle l'enseignante.  

Mais à la mi-janvier, les travaux n'ont pas encore débuté. "Il ne se passe rien, nous avons très peu d'informations et nous sommes inquiets quant à la rentrée de septembre prochain" poursuit-elle. 

Trois classes et leurs ATSEM ont été déportés à Evelina Halley. "Il est temps qu'ils réparent l'établissement et qu'on nous donne notre classe. A chaque vacances ils nous disent que ça va être réparé. On en a marre ! " s'indignent les ATSEM qui dénoncent : "quand on va dans les toilettes, l'eau coule sur nous. On nettoie le soir et le matin y'a des petites bêtes. L'année dernière on a même eu des rats". 

Quatre salles et le réfectoire sont toujours condamnés. Les élèves sont contraints de manger sous un kiosque dans la cour. Les TPS à qui l'on avait promis un accueil à la rentrée de janvier ne peuvent l'être faute de locaux. "On veut tirer la sonnette d'alarme. On envisage de durcir le mouvement si on n'obtient pas de réponse concrète" prévient l'enseignante. 

Alors qu'Annick Petrus, troisième vice-présidente de la COM en charge de l'éducation condamne le blocage de la cité scolaire, elle soutient celui de l'école Simeonne Trott, dont elle est la directrice. "Je suis du côté de mes collègues parce que nous ne sommes pas contents. Nous n'avons rien eu comme travaux depuis janvier 2018. Nous nous sommes adaptés à la situation pour recevoir les élèves mais depuis lundi cette situation s'est aggravée avec la rentrée reportée des TPS. Certains ont aujourd'hui trois ans et nous n'avons pas d'autre choix que des les scolariser en petite section. Une désorganisation qui se ressent sur tout l'établissement et est devenue insupportable". Selon elle, c'est l'entreprise qui serait en cause parce qu'"au niveau de la COM, tout a été fait". Toutefois lui retirer le marché induirait de nouveaux trop gros délais, et donc "là tout le monde est embêté". Elle réclame que "la société fasse les démarches administratives nécessaires pour pouvoir au moins commencer les travaux afin de [leur] redonner de l'espoir". 

Fanny Fontan
7 commentaires

Commentaires

Pour une élue chargée de l'éducation et directrice d'école, elle se rend compte au bout d'un an et demi que rien ne bouge dans les écoles, ferait mieux de changer de métier... et rendre son mandat

rendre son mandat ????
Toucher de l'argent a rien branler , jamais elle se séparera de ce poste

N'a t-elle pas HONTE DE DIRE CE QU'ELLE DIT!!!

RIDICUle.. ce n'est jamais la faute de la com. Faites en sorte que les travaux soient realises ooohhhhh

Puisque c est si dangereux et si insalubre, la directrice ferait bien de faire évacuer les écoles ... que ce passera t il en cas d accident? Ou alors la situation decrite est exagérée

vu la mentalité elle renverrait la faute à la COM (elle est élue ) et la COM renverrait la faute sur la directrice (elle est également la directrice de l'école) le plus dur dans cette histoire c'est de prendre une initiative et là ce ne doit pas être dans ses cordes

Et pourquoi tout simplement ne pas ENFIN appliquer les pénalités de retard à l’entreprise qui s’est engagée ?? Comme partout dans le monde
Entreprise omega il me semble ...

Est-ce au moins prévu au contrat ?

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