09.01.2019

Les priorités de la gendarmerie à Saint-Martin en 2019

Améliorer la coopération avec Sint Maarten, sécurité routière et lutte contre les vols de voitures sont les trois principales priorités du commandant de la compagnie de gendarmerie de Saint-Martin pour l’année 2019.

En amont d’une communication par la préfecture sur le bilan de la délinquance qui doit intervenir dans quelques semaines, le lieutenant-colonel Sébastien Manzoni a livré les tendances pour l’année écoulée. «Elles sont favorables. Les violences les plus graves, soit les vols à main armée (VAMA), sont en baisse sensible», précise-t-il. Et de rappeler qu’en 2015, «nous avions un VAMA quasiment toutes les semaines». «La situation s’est assainie», assure-t-il.

En revanche le phénomène de vols de voitures en partie française s’est aggravé depuis Irma. «Dire qu’il y a vol de voiture par jour n’est pas exagéré», commente le lieutenant-colonel qui souhaite sensibiliser la population à ce sujet. En effet, la plupart des voitures volées sont maquillées et revendues. «Nous allons distribuer très prochainement des flyers pour informer les acquéreurs des points qu’ils doivent vérifier lors de l’acquisition d’un véhicule, comme les numéros de série», explique-t-il. «Nous devons responsabiliser les acquéreurs qui font preuve, par ignorance souvent, de trop de négligence», convient-il.

Sur cette problématique, Sébastien Manzoni aimerait renforcer la coopération avec ses homologues de la partie hollandaise. L’un des obstacles rencontrés dans la lutte contre les vols de voiture est l’existence de deux systèmes d’immatriculation différents, il conviendrait ainsi de pouvoir mieux échanger des informations.

Améliorer la coopération avec la police de Sint Maarten est, d’une manière générale, l’un des axes de travail sur lequel le lieutenant-colonel s’est concentré depuis son arrivée. Il atteste qu’elle a permis des interpellations et de résoudre des affaires. Aujourd’hui, il réfléchit à la mise en place d’un centre de coopération policière douanière comme il en existe ailleurs en métropole dans les zones frontalières.

Enfin, le lieutenant-colonel affirme que «la sécurité routière est toujours une priorité», notamment celle liée aux deux-roues. «Le côté répressif ne marche pas. Nous devons travailler sur les comportements. Nous travaillons déjà avec des associations, mais est-ce suffisant ? Non», constate-t-il. «En 2018, les personnes tuées sur les routes ont été des conducteurs de deux-roues uniquement», précise-t-il. «Nous allons renforcer notre travail avec des associations de motos, etc., pour voir comment on peut mieux sensibiliser les pilotes de deux-roues », ajoute-t-il.

Estelle Gasnet
1 commentaire

Commentaires

sensibiliser les pilotes de deux roues, c'est simple confiscation du véhicules, amendes.. quand on voit les comportements des conducteurs de ces engins, pas de casques, conduite sur roue arrière, dépassement n'importe comment et on leur trouve encore des circonstances atténuantes (travailler sur le comportement on peut toujours y croire mais partie française c'est vrai pas de vague pas de sac).. sinon faire un stage avec la police hollandaise pour voir comment cela se passe chez eux... je ne pense pas qu'ils soient aussi conciliant

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