16.03.2018

Les employés de La Samanna manifestent : "les négociations n'avancent pas"

Les salariés de l'hôtel s'opposent à un plan de sauvegarde de l'emploi qui menacerait 138 CDI.

"Non au plan suicide de l'emploi". Les salariés de La Samanna se sont rassemblés ce vendredi 16 mars au matin devant les grilles de l’hôtel appartenant au groupe Belmond. Arrivés en bus et munis de pancartes en carton, ils ont décidé de manifester leur mécontentement. « La direction nous a demandé de ne pas faire de vagues et de rester discrets mais les négociations n’avancent pas » déplore Julien Boirard, délégué syndical CGTG et délégué du personnel.

Depuis la réunion du 19 janvier au cours de laquelle la direction de l’hôtel a annoncé aux représentants des salariés le lancement d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) qui prévoit le licenciement de 138 salariés en contrat à durée indéterminée, deux mois se sont écoulés.

Les salariés, qui avaient trois mois pour s’opposer au plan, ont enchaîné les réunions. Plutôt que de licencier 92% d’entre eux, ils proposent depuis le 26 février de négocier des départs volontaires « Mais nous n’avons aucune réponse concrète. A chaque fois la direction nous dit qu’elle attend la décision du groupe Belmond (basé à Londres, ndlr) » explique, agacé, Julien Boirard.

Lors de la dernière réunion qui s’est déroulée jeudi 8 mars dans l’enceinte de l’hôtel, la direction avait refusé que l’avocat des salariés assiste aux échanges, comme l’avocat du groupe n’était pas présent. Les représentants des salariés avaient alors réitéré par écrit leur proposition de négocier des départs volontaires, et devaient obtenir une réponse lors d’une prochaine réunion. « On a l’impression qu’ils nous mènent en bateau » déclarait Franki Lainez, le secrétaire du comité d’entreprise au sortir de deux heures de réunion.

Le 8 mars, quelques employés s’étaient regroupés devant l’hôtel pour soutenir leurs représentants. Parmi eux, Richard Rey, barman et assistant sommelier, employé de l’hôtel depuis 1996, témoignait, encore sous le choc : « Qu’est-ce que je vais dire à ma fille ? 'Après 25 ans de travail, papa n’a plus de travail ?' Je ne suis pas là pour gêner qui que ce soit mais pour sauvegarder ma famille, ma vie… ça s’appelle survivre ! ». 

Ce vendredi 16 mars, les représentants des salariés n’ont pas pu s’entretenir avec leur direction qui n’était pas présente à l’hôtel pendant la manifestation. « Nous avons vu la Directrice des Ressources Humaines qui nous a dit que le directeur, Michel Shoonewagen, nous recevrait pour une nouvelle réunion jeudi prochain (le 22 mars, ndlr). » rapporte Franki Lainez. Repartis bredouilles de l’hôtel, les employés de La Samanna ont ensuite, aux alentours de midi, exprimé leur opposition au PSE à coups de klaxon lors d’une opération escargot dans les rues de Marigot.

Fanny Fontan
2 commentaires

Commentaires

résultat de la réunion a Londres?
le président de la COM a été a Londres rencontrer la direction du groupe Belmond , et il en est ressorti quoi?

de la réunion surement rien sinon ils ne manifesteraient PAS, mais juste un petit séjour londonien au frais des saint martinois... faut lui dire qu'un skype aurait été aussi bien et surement plus économique...

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