08.11.2017

Report de la sortie du rapport de Philippe Gustin

[MISE A JOUR]

Le délégué interministériel pour la reconstruction de Saint-Martin, Philippe Gustin, devait rendre son rapport et ses préconisations vendredi 10 novembre au président de la République et à la ministre des Outre-mer. Or, il vient d’être décidé de reporter sa sortie.

La stratégie de l’Etat a évolué et ce dernier souhaite désormais un rapport plus «opérationnel». 

La finalité de ce nouveau rapport est de servir de base de négociations entre l’Etat et la Collectivité pour l’élaboration d’une feuille de route de la reconstruction de Saint-Martin. L’objectif affiché de l’Etat est que celle-ci soit pensée en concertation avec la COM et les acteurs locaux.

L’aboutissement sera alors la signature d’un protocole qui précisera les conditions, notamment financières, de la reconstruction. Il est prévu que les deux parties se réunissent mi-décembre pour le signer. (Photo d'archive)

Estelle Gasnet
2 commentaires

Commentaires

passage du 1° ministre
il a pu constater de visu l'incapacité de nos dirigeants locaux , on peut comprendre que l’Etat va reprendre la main.
on aura déjà fini de tout reconstruire a la saint martinoise.

La compétence en matière d’urbanisme appartient à la Collectivité d’outre-mer depuis le changement statutaire de 2007.

La pratique en matière d’urbanisme, elle, est antérieure au transfert de compétences et a créé des habitudes alimentées par un clientélisme qu’il fallait satisfaire et un accroissement de la population sans mise en place d’une politique d’encadrement de l’émigration.

En outre, les normes de construction n’ont jamais pu être contrôlées notamment du fait de multiples chantiers spontanés au service de besoins immédiats.

Les évènements climatiques servent de régulateur tant qu’ils sont maitrisables, Irma un phénomène hors catégorie, remet les questions essentielles du développement économique et social et environnemental du territoire à l’ordre du jour.

Le rapport et les préconisations pour un plan de reconstruction doivent servir de base à la négociation entre les parties prenantes, principalement l’Etat et la Collectivité d’outre-mer.

Quels sont les éléments de négociation possible ?
- L’exception législative,
- L’harmonisation du plan de développement avec celui de la partie néerlandaise,
- Les spécificités propres à Saint-Martin ?

La marge de négociation semble faible d’autant plus que la sûreté du territoire et la sécurité des habitants sont assurées par l’Etat qui souhaite renforcer ses effectifs au sein de la Préfecture.

Une voie nouvelle pourrait être initiée par des investissements publics / privés encadrés par des règles financières claires, transparentes mais incitatives avec une politique de l’emploi au service des jeunes à former, des techniciens de la région caraïbe et le recours à une expertise modulable et pluridisciplinaire dans les secteurs de développement durable.

Quel que soit le plan de reconstruction qui sera adopté et mis en œuvre, la pierre angulaire de cet édifice reposera sur le « contrôle de légalité » qui manque souvent d’encadrement stratégique au niveau national d’où des attitudes diverses du corps préfectoral : certains considérant que l’illégalité doit conduire à déférer, d’autres qu’ils doivent tenir compte de l’intérêt local et avec parfois, des considérations purement politiques.

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