30.10.2017

Nautisme : plus de 18 M€ de dégâts et 40 M€ de perte d’exploitation

La fédération des industries nautiques demande une aide d’urgence de 10 millions d’euros à l’État.

Avec plus de 1 000 bateaux de plaisance endommagés dont près de la moitié à l’état d’épave, la fédération des industries nautiques (FIN) estime la filière nautique de la partie française qui compte soixante-huit entreprises, à plus de 70 % sinistrée après le passage d’Irma. «Sans même chiffrer le coût de la flotte sinistrée, les dégâts sur les infrastructures et l’équipement des entreprises sont estimés à près de 18 millions €, les projections de pertes d’exploitation à 40 millions €», annonce-t-elle.

Début octobre, la FIN avait envoyé Guillaume Arnauld des Lions, son délégué général adjoint, pour mener une mission d’évaluation des conséquences économiques et sociales et voir comment elle pouvait venir en aide et soutenir les professionnels du nautisme. Durant une dizaine de jours, il avait rencontré les acteurs de la filière, l’association Metimer, le président de la Collectivité, les membres de la CCISM ainsi que Philippe Gustin, le délégué interministériel à la reconstruction.

«La quasi-totalité des entreprises ont la volonté de reconstruire la filière et de redémarrer dès que possible leurs activités. Si une partie des dégâts sera couverte par les assurances, les délais d’expertise et d’indemnisation seront longs, les niveaux de prise en charge souvent insuffisants pour permettre de reconstruire et d’équiper les entreprises à temps pour la prochaine saison», avait-il pu constater.

«L’activité est actuellement au point mort et aucun chiffre d’affaires ne peut être réalisé. Sans une aide d’urgence de l’Etat, la moitié des entreprises n’aura d’autre destin que de disparaître», considère la FIN. Aussi a-t-elle demandé l’ouverture d’un crédit exceptionnel de 10 millions d’euros dans le cadre du projet de loi de finances (PLF) débattu au Parlement. «Cette enveloppe exceptionnelle permettra de pallier aux besoins les plus urgents, et notamment de contribuer aux premières mesures d’évacuation des épaves, à l’achat d’outillages et d’équipements de base pour reprendre une partie de l’activité, de remettre en état de pontons, cales et matériels de manutention et de compenser l’absence ou l’insuffisance d’assurances», explique la fédération tout en précisant que «cette aide d’urgence devra être accompagnée par des dispositifs permettant de maintenir dans l’emploi les salariés formés depuis plusieurs années et expérimentés, de favoriser le redémarrage des activités, de soutenir la trésorerie des entreprises (moratoire, report de charges, etc.)».

Pour rappel, la filière représente un chiffre d’affaires de 95 millions d’euros et près de quatre cents salariés.

Estelle Gasnet

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