10.03.2017

Impliquer les locaux : une volonté du SXM Festival

La deuxième édition du festival électro de Saint-Martin démarre mercredi 15 mars. Impliquer les locaux était l'un des objectifs principaux.

C’est la dernière ligne droite avant le début du SXM Festival qui se tiendra du 15 au 19 mars prochains. Au cours d’une conférence de presse au Mercure ce vendredi 10 mars, la direction du festival a présenté non seulement la programmation, mais également décrit le travail effectué à Happy Bay ces deux derniers mois. Ils ont notamment nettoyé le site, créé un véritable village d’inspiration taïnos, un espace de parking ainsi qu’élargi la voie pour faciliter l’accès des secours. Ils ont par ailleurs insisté sur l’importance pour cette deuxième édition d’impliquer la population, mais également les artistes et les entrepreneurs locaux dans l’organisation du festival.

Ainsi la résidence artistique d’Happy Bay, composée notamment d’artistes environnementalistes internationaux, s’est enrichie de la participation d’au moins trois artistes locaux dont Massa, un graffeur, qui s’est chargé de décorer les différents bars et comptoirs et David Gumbs qui a créé des installations interactives grâce auxquelles les festivaliers pourront souffler dans des conques pour faire des projections de lumière sur les décors.

Quant à la programmation, Julian Arbia, fondateur du festival, la décrit « comme l’un des meilleurs line up jamais vus dans un festival électro », même s’il reconnaît que ce n’est pas une musique qui attire les masses car pointue. Parmi la centaine de DJ programmés, artistes pionniers de la scène électro comme Bherouz ou M.A.N.D.Y, artistes émergents tels qu’Atish ou Tara Brook, énormes stars comme Nina Kraviz, The Martinez Brothers ou Jamie Jones, côtoieront une bonne vingtaine de DJ locaux.

« Le but est de commencer une scène locale et la perfectionner » avance le directeur qui confie avoir déjà constaté des changements dans la programmation musicale de l’île depuis l’année dernière.

Le festival a par ailleurs recruté 75 personnes de l’île pour différents postes (bar, accueil…). Comme l’explique Clara Geffriaud, la responsable marketing de l’événement, plusieurs entreprises locales auront un stand dans le village. C’est le cas notamment des restaurants Sky is the limit et Paradise View, mais également d’A.N Supply, un fournisseur local de jus qui proposera aussi des smoothies… Plusieurs exposants internationaux et locaux tiendront également des stands dans le marché du village.

L'association des basketteurs de Saint-Martin viendra avec un panier mobile sur la plage pour faire découvrir le Beach Basket. Le Festival leur a fourni de beaux ballons bleus pour les entraînements. « On aurait voulu faire encore plus de travail afin d’occuper une place spéciale dans le cœur des Saint-Martinois » confie Julian Arbia. Il espère que les habitants seront séduits par l’ambiance et les décors d’Happy Bay et pourront venir aussi en journée pour manger ou boire un verre en écoutant de la musique.

Suite à de nombreuses demandes après la première édition, la production a mis à la disposition des habitants qui travaillent et ne peuvent assister à cinq jours de festival, des Pass 1 jour disponibles sur le site, en plus des réductions spéciales pour les résidents. 

L’Office de tourisme est aussi impliqué cette année encore, notamment dans l’accueil et la prise en charge de journalistes internationaux qui permettront de faire parler de l’île. « L’an dernier nous en recevions douze, mais entre les bloggeurs et ceux qui sont venus d’eux-mêmes il a dû y en voir 70, ce qui a fait un total de 700 retombées presse. A titre de comparaison, avec notre travail organique à l’office nous en avons rarement plus de 300 par an ! » relate Kate Richardson qui considère que le festival « remet Saint-Martin on the map ». Christian Papaliolios, PDG de DP Petroleum, partenaire de l’événement voit également dans le festival une façon d’investir pour le futur de Saint-Martin. Pour Julian Arbia le festival est "une tentative de créer une solution à long terme pour amener du tourisme sur l'île"

Fanny Fontan