Grève illimitée à La Poste : les syndicats réclament des renforts et défendent le bureau de Galisbay
Depuis le mardi 6 octobre, une dizaine d’agents de La Poste sont mobilisés à Saint-Martin dans le cadre d’un préavis de grève illimitée porté par FO.COM, CGT-FAPT et SUD PTT GWA. Les syndicats dénoncent le manque d’effectifs, les fermetures répétées de bureaux et leurs conséquences sur les conditions de travail comme sur l’accès des usagers aux services postaux.
Galisbay, symbole des difficultés dénoncées
« La Poste en grève », « Respect pour les usagers » : les pancartes affichées devant le bureau témoignent des revendications des agents. Pour Laurent Lorient, représentant du personnel SUD PTT et porte-parole du mouvement, la priorité est de combler les postes vacants et de garantir le fonctionnement régulier des établissements postaux.
Le maintien du bureau de Galisbay constitue l’un des principaux points de crispation. Selon le représentant syndical, celui-ci « n’aurait été ouvert qu’une semaine depuis juillet », notamment en raison de formations et du manque de personnel. Les organisations réclament également la communication du CREF (cadre de référence nominatif), un document censé permettre de connaître la répartition des effectifs et les postes affectés aux différents services.
Des répercussions pour les usagers
Pour les grévistes, les difficultés dépassent le seul cas de Galisbay. À Grand-Case, des problèmes récurrents de réseau informatique entraîneraient des interruptions de service, tandis que certains habitants du quartier d’Orléans doivent se déplacer pour effectuer des opérations qui ne peuvent être réalisées dans leur secteur.
Ces fermetures reportent une partie de la fréquentation vers Marigot, où les files d’attente s’allongent. Les personnes âgées, les usagers à mobilité réduite ou ceux qui maîtrisent peu les outils numériques sont particulièrement exposés à ces difficultés. « Les Saint-Martinois méritent d’avoir un service public de qualité » insiste Laurent Lorient. Ce dernier souligne également les spécificités du territoire, notamment les besoins d’accompagnement et la diversité linguistique, qui rendent « indispensable le maintien d’un accueil humain au guichet ».
Les conditions de travail également dénoncées
Les agents dénoncent par ailleurs une dégradation de leurs conditions de travail, évoquant une charge accrue et des difficultés à prendre leurs pauses. Ils pointent également les réorganisations internes, certains guichetiers étant affectés à des fonctions financières sans remplacement systématique au guichet.
Pour les syndicats, ces évolutions fragilisent à la fois les équipes et la continuité du service. Ils réclament des renforts permettant de maintenir les bureaux ouverts et d’assurer les missions dans des conditions satisfaisantes.
Des revendications à l’étude
Une première séquence de négociations s’est tenue en Guadeloupe le lundi précédant le début du mouvement. Les représentants syndicaux estimaient alors ne pas avoir obtenu de réponses satisfaisantes. Une agente saint-martinoise est actuellement chargée de porter les difficultés du terrain dans le cadre des discussions.
Les demandes des organisations syndicales sont désormais à l’étude. FO.COM, CGT-FAPT et SUD PTT GWA attendent des réponses concrètes de la direction. En attendant des avancées, les grévistes maintiennent leur mobilisation et défendent un objectif central : garantir aux Saint-Martinois un service postal de proximité, accessible et régulier.













