29.09.2026

Grève du 29 septembre : les établissements scolaires mobilisés à Saint-Martin

Le mouvement de grève nationale du mardi 29 septembre touche également les établissements scolaires de Saint-Martin. Les revendications portent notamment sur les rémunérations et les conditions de travail dans l’Éducation nationale.

Selon les chiffres communiqués par le rectorat de l’académie de Guadeloupe, le taux de participation au mouvement atteint 21,19 % pour l’ensemble de l’académie, avec 30,33 % dans le premier degré et 21,18 % dans le second degré. À ce stade, 74 écoles sont fermées et huit établissements du second degré sont bloqués. Les chiffres spécifiques à Saint-Martin ne sont pas encore connus.

À Saint-Martin, le SNES, syndicat national des enseignements de second degré, se rallie aux revendications nationales sur les salaires et dénonce également plusieurs difficultés propres au territoire.

Le syndicat pointe notamment la situation des personnels contractuels et des assistants d’éducation (AED), qu’il estime insuffisamment rémunérés et confrontés à une forte précarité. Il affirme également que certains contractuels n’auraient toujours pas été payés en septembre, alors que des besoins en enseignants subsistent dans les établissements.

Le SNES dénonce par ailleurs les effets de l’inflation et du gel du point d’indice sur le pouvoir d’achat des agents publics. À Saint-Martin, il met également en avant la situation financière du LGT Robert Weinum, affirmant que 476 000 euros de dotations votées par le conseil territorial au titre de 2025 et 2026 n’auraient toujours pas été versés.

Autre point soulevé : les conditions d’accueil au collège Soualiga. Le syndicat dénonce des classes pouvant atteindre une trentaine d’élèves, ainsi que des problèmes de climatisation dans plusieurs salles, alors que la chaleur et l’humidité rendent les conditions de travail particulièrement difficiles.

Pour le SNES, ces différentes difficultés traduisent une dégradation des conditions d’enseignement et justifient la poursuite de la mobilisation au-delà de cette seule journée de grève.

Cyrile POCREAU