À Noël, une altercation familiale se termine devant le tribunal
Le tribunal de proximité de Saint-Martin a examiné, ce jeudi 24 septembre, une affaire de violences intrafamiliales impliquant un homme de 39 ans. Les faits, survenus le jour de Noël dans une résidence à Cul-de-Sac, concernaient sa mère et sa cousine.
Appelés sur place le 25 décembre, les gendarmes avaient constaté un contexte particulièrement tendu. Le dépistage alcoolique du prévenu s’était révélé positif, à hauteur de 0,85 mg d’alcool par litre d’air expiré. Les témoignages recueillis au cours de l’enquête évoquent des insultes et des menaces envers la mère, ainsi que des violences physiques envers la cousine, notamment des gifles et des griffures.
À l’audience, les deux victimes n’étaient pas présentes. Plusieurs membres de la famille avaient toutefois été entendus par les enquêteurs. Leurs récits apparaissent concordants sur plusieurs points, notamment concernant le comportement du prévenu à l’égard des deux victimes.
Le prévenu, lui, conteste une partie des faits. « C’est un ping-pong de versions » affirme-t-il à la barre. Il reconnaît avoir crié sur sa mère, mais nie les insultes et réfute notamment avoir voulu mettre le feu au domicile, expliquant que l’essence retrouvée dans le garage était destinée à une machine pour couper l’herbe.
« Toutes les déclarations sont concordantes »
Pour la vice-procureure, les faits sont caractérisés. Malgré un contexte de consommation d’alcool et une scène familiale confuse, les déclarations se rejoignent sur les violences psychologiques et physiques. Elle relève également que les membres de la famille ne dressent pas le portrait d’un homme « qui n’a pas d’excuse », mais celui d’une personne « en grande difficulté ».
La vice-procureure requiert 10 mois d’emprisonnement intégralement assortis d’un sursis probatoire pendant 24 mois, avec une obligation de travailler et une obligation de soins portant notamment sur la gestion de la violence et de la consommation d’alcool. Elle demande également que le prévenu s’acquitte des sommes dues au Trésor public.
La défense insiste, elle, sur la confusion entourant cette scène familiale et sur les difficultés personnelles du prévenu, notamment liées à un accident de moto et à son handicap. Elle rappelle également que les relations familiales se sont apaisées depuis qu’il a quitté le domicile de sa mère et que les deux victimes ne se sont pas constituées parties civiles.
Après en avoir délibéré, le tribunal déclare I.M. coupable des deux infractions qui lui sont reprochées. Il est condamné à 12 mois d’emprisonnement, intégralement assortis d’un sursis probatoire de 24 mois, avec notamment une obligation de soins pour travailler sur la gestion de la violence et de la consommation d’alcool. Il devra également s’acquitter de 254 euros dus au Trésor public, ainsi que d’une amende de 300 euros.










