19.08.2026

Requin-tigre à la Baie Orientale : une observation qui ne doit pas inquiéter

Un requin-tigre a été observé ce lundi 17 août, en début d’après-midi, à la Baie Orientale. Bien que l’information puisse paraître inquiétante, le Groupement d’intérêt public (GIP) One Shark rappelle qu’il n’y a pas lieu de s’alarmer. « Ce sont des animaux migrateurs et le requin ne restera pas dans la zone. Il s’agit simplement d’un individu en déplacement, sans aucun comportement agressif relevé ». Par mesure de sécurité, une surveillance renforcée est néanmoins mise en place afin de recueillir d’éventuelles nouvelles observations.

One Shark s’appuie sur la théorie de « l’individu à problème », selon laquelle seule une minorité de requins au sein d’une population serait susceptible de s’attaquer à l’homme dans un but de prédation. Mis en place à la suite de deux morsures survenues en décembre 2020 à la Baie Orientale, puis en janvier 2021 à Saint-Kitts, le programme vise à mieux connaître les requins-tigres et à améliorer la gestion du risque.

Pour cela, leur ADN est prélevé afin d’alimenter une base de données génétique et d’estimer la taille de la population. Les squales sont également équipés de balises permettant de suivre leurs déplacements et leurs migrations. Répertoriés au nombre de 164 en mai, ils peuvent ainsi être identifiés individuellement. En cas de morsure, une comparaison ADN permet notamment de déterminer si le même animal est impliqué, comme cela a été le cas lors des deux incidents évoqués plus haut. L’objectif est ainsi de concilier une gestion du risque viable sur les plans économique et écologique avec une meilleure connaissance de ces animaux.

« La grande majorité des requins observés, comme celui-ci, ne représentent aucun danger » affirme le GIP. Si aucune interdiction de baignade n’a été imposée, il est néanmoins recommandé de rester prudent et d’éviter de nager seul ou loin du bord, particulièrement tôt le matin ou en fin de journée. « Nager en groupe dissuade systématiquement les animaux » rappelle le GIP.

Le GIP recueille par ailleurs toute nouvelle observation. La date, l’heure, le lieu, la taille approximative de l’animal ainsi que les éventuelles photos et vidéos, prises à distance, peuvent être très utiles au suivi et à l’identification des individus.

Cyrile POCREAU