La fourrière automobile sera installée à Galisbay
C'est un projet dont on parle depuis longtemps : la mise en place d'une fourrière automobile en partie française. En 2022 puis en 2023, le projet, déjà dans les tiroirs, est évoqué comme «prioritaire» par le CLSPD. Lors des assises de la sécurité routière en mai 2023, il est confirmé par le préfet. Le mois suivant, le conseil territorial valide la création de ce service et le principe de recours à une délégation de service public par affermage pour sa gestion et son exploitation. En 2024, le comité restreint du CLSPD annonce sa mise en service au premier semestre 2024.
Deux ans plus tard, la fourrière n'est toujours pas opérationnelle mais semble être en bonne voie. Elle sera installée à Galisbay, sur le terrain derrière le Grand Saint-Martin, là où se trouvaient, avant le passage de l'ouragan Irma, des services techniques de la préfecture qui ont été détruits et non reconstruits.
Considéré comme un projet d'utilité publique, l'équipement comprendra 90 places de stationnement ainsi qu'un local d'accueil. Sa vocation sera d'assurer le stockage des véhicules en attente de leur récupération par leurs propriétaires.
Comme la fourrière sera sur une zone présentant des aléas cyclonique fort et inondation très fort, la COM doit engager certains travaux respectant les prescriptions imposées par le règlement du PPRN (aménagements permettant d'améliorer les capacités d'infiltrations du sol, etc.).
Elle doit aussi prévenir tous risques de pollution en réalisant des travaux (installation d'un géotextile dépolluant destiné à capter les hydrocarbures sous l'ensemble des surfaces perméables, etc.) mais aussi en intégrant des restrictions au fonctionnement du service. Par exemple, le site n'accueillera pas de véhicules hors d'usage (VHU), ni de véhicules accidentés susceptibles de présenter des risques de fuite de substances polluantes. Les véhicules électriques en seront également exclus s'il n'y a pas d'espace spécifique répondant aux exigences de sécurité liées aux risques d'incendie des batteries lithium. Il est aussi prévu qu'en cas d'événements météorologiques exceptionnels, aucun véhicule ne devra être maintenu sur le site.
Comme le code de l'environnement l'impose, la COM a déposé un dossier auprès des services de la préfecture afin de voir s'il doit être soumis à une autorisation environnementale. Après avoir examiné les dispositions envisagées par la COM pour concilier les besoins liés au service public de mise en fourrière avec les exigences de prévention des risques naturels et de protection de l'environnement, le préfet a décidé que le projet de la COM ne sera finalement pas soumis à évaluation environnementale. Une étape administrative en mois dans la concrétisation du projet.












