Liquidation judiciaire d’Air Antilles : le président Mussington réagit
« Je regrette profondément la décision du tribunal de commerce de Pointe-à-Pitre. C’est un coup dur pour les salariés, mais aussi pour le transport aérien en Guadeloupe, à Saint-Martin, en Martinique et plus largement dans toute la zone Caraïbe » a déclaré Louis Mussington. Après l’annonce de la liquidation judiciaire de la compagnie Air Antilles, prononcée lundi, le président de la Collectivité de Saint-Martin a pris la parole ce jeudi 30 avril, entouré de ses vice-présidents Alain Richardson, Bernadette Davis et Michel Petit.
Le président a rappelé l’engagement total de la collectivité dans ce dossier : « Nous nous sommes battus jusqu’au bout pour sauver la compagnie, mais surtout pour défendre la continuité territoriale et éviter l’isolement. Nous avons voulu faciliter les déplacements essentiels de nos compatriotes, que ce soit pour la santé, le travail, l’éducation ou des raisons familiales. Nous nous sommes aussi battus pour maintenir l’équilibre du transport aérien, avec des prix raisonnables ».
Dans cette perspective, la Collectivité voyait en Air Antilles, un levier stratégique pour le développement de l’aéroport de Grand-Case, avec l’ambition d’en faire un hub régional. Des projets de connectivité caribéenne étaient également en réflexion, avec plusieurs partenariats envisagés dans la région. « Nous avions une vision claire : ouvrir de nouvelles lignes, créer des emplois et renforcer l’attractivité économique de Saint-Martin » explique le président.
Louis Mussington a également exprimé sa déception face au manque de soutien institutionnel. Malgré plusieurs démarches engagées auprès d’autres collectivités et de l’État, les appuis espérés n’ont pas été au rendez-vous. « Nous avons mené un combat courageux et juste, mais qui n’a pas abouti » a-t-il résumé, évoquant un « sentiment d’abandon ». Un constat partagé par son vice-président Alain Richardson : « Nous avons fait ce qu’il fallait faire ».
Pour autant, il se veut rassurant sur les conséquences financières pour la Collectivité. Malgré les 20 millions d’euros investis, il assure que cela n’affectera pas les projets en cours. Autre point de vigilance : la situation des nombreux passagers détenteurs de billets. La Collectivité indique qu’elle suivra attentivement ce dossier, en lien avec le liquidateur, afin d’identifier les solutions possibles et d’accompagner au mieux les usagers concernés.






