Air Antilles : verdict attendu le 27 avril, un avenir et des salariés en suspens
Initialement attendu le 23 avril, le délibéré du tribunal mixte de commerce de Pointe-à-Pitre concernant l’avenir de la compagnie aérienne régionale Air Antilles sera finalement rendu le lundi 27 avril.
Placée en redressement judiciaire depuis le 2 février 2026, la compagnie régionale reste sous la menace d’une liquidation. Lors de l’audience tenue jeudi matin, les juges devaient examiner deux offres de reprise. Selon les informations de RCI, l’une d’entre elles a été écartée, laissant seule en lice celle portée par le docteur Pierre Sainte-Luce. Baptisé « Air Kalinago », ce projet prévoit, dans un premier temps, de desservir Saint-Martin, Saint-Barthélemy et la Martinique. Malgré plusieurs ajustements, cette proposition continue de susciter des doutes.
Du côté des 116 salariés, l’inquiétude est palpable et beaucoup redoutent un scénario défavorable. Au micro de RCI, Brieuc Hardy, délégué du Syndicat National des Pilotes de Ligne (SNPL), a exprimé ses réserves :
« C'est un goût amer. L'offre du docteur Sainte-Luce a été travaillée et remaniée. Il y a eu beaucoup de discussions sur les obtentions des autorisations par la DGAC. Il y a un certain de questions qui subsistent. On retient la crainte de la juridiction de voir de nouveau cette compagnie se présenter devant le tribunal de commerce. Du côté des salariés, c'est un désastre social. L'offre ne reprend que 14 salariés sur 116. On ne sait pas quelle va être la décision du tribunal ».
Même inquiétude du côté des représentants du personnel. Séverine Louisor-Marlborough estime que le projet manque de viabilité :
« À l'heure actuelle, l'espoir que nous gardons, c'est d'être enfin soulagés. Je n'ai plus l'espoir que la compagnie soit sauvée car le plan n'est pas viable selon nous. La ré-obtention de nos certifications et de notre licence va prendre du temps et n'a pas été assez bien pris en considération par le seul repreneur. C'est un dossier nourri de rêves notamment celui de voir des Guadeloupéens poursuivre l'action de la compagnie mais les moyens ne correspondent pas avec la réalité du terrain ».







