La SNSM soutenue à hauteur de 10 000 euros par quatre sociétés de charter
Depuis juillet 2025, la SNSM alerte sur l’état préoccupant de son matériel nautique. La station de Saint-Martin fonctionne actuellement avec une vedette âgée de 32 ans, dont l’entretien est devenu particulièrement coûteux : l’an dernier, elle a généré à elle seule 40 000 euros de frais. Le second bateau, un semi-rigide de 2012 reçu provisoirement en remplacement de la navette, connaît lui aussi des pannes régulières. « Lors de la dernière visite du président national de la SNSM, le 7 mars, celui-ci a demandé la mise hors service de notre bateau s’il n’était pas renouvelé d’ici la fin de l’année. Sans cela, nos activités seront suspendues » s’inquiète Hélène Debruge, présidente de la station.
Pour pouvoir renouveler sa flotte, la SNSM doit acquérir un semi-rigide de 10 mètres entièrement équipé, dont le coût s’élève à 450 000 euros. « Aujourd’hui, malheureusement, nous n’avons reçu aucune réponse de la Collectivité, qui a pourtant l’obligation légale de contribuer à hauteur de 50 % à l’acquisiton d’un nouveau bateau » explique la responsable. Si la SNSM nationale n’exige pas une participation de moitié, elle sollicite néanmoins une contribution d’environ 100 000 euros afin de pouvoir lancer l’achat. Les pistes de financement européen ayant été jugées inéligibles, le soutien local apparaît donc indispensable.
Ce mercredi 22 avril, quatre compagnies de charter ont tenu à apporter leur soutien à la station en versant une aide financière de 10 000 euros. « Sans moyen, rien ne peut se faire. Contribuer, c’est renforcer la sécurité en mer et rendre l'appareil à des personnes qui sauvent des vies. En tant que professionnels de la mer, nous sommes rassurés de savoir que, en cas de problème, nous pouvons compter sur eux » explique Takeshi Hue, de la société Funseaker, mécène aux côtés de CaptainJo, Ara Wak et Caribbean Marines.







