31.03.2026

Les élus adoptent un budget primitif de 276,3 M€ pour 2026

Les élus du conseil territorial réunis en séance plénière vendredi dernier, ont adopté le budget primitif de l'année 2026, il s'élève à 276,31 millions d'euros, en baisse de 3,82 millions d'euros par rapport à celui de 2025 (-1,36 %), les deux sections affichent une baisse.

Section de fonctionnement

La section de fonctionnement s'élève à 170,89 millions d'euros, en recul de 1,47 million par rapport à 2025 (-0,85%).

  • Dépenses de fonctionnement

Dans cette section, les dépenses dites réelles (avant le virement à la section d'investissement), augmentent de 10 millions d'euros pour atteindre 148,48 millions. Cette hausse est principalement due à celles des charges à caractère général et des autres charges de gestion courante.

Précisément, le coût des charges à caractère général grimpe de 12 % cette année et doit représenter une dépense de 27,88 millions d'euros. Ces charges sont liées aux contrats d'entretien, de collecte des ordures ménagères, de gestion des sargasses, nettoyage des voies, des ravines, etc.). Ces contrats sont «indispensables à la sécurité, à la salubrité et à la santé des Saint-Martinois», convient la COM. «Ces marchés publics sont indexés et directement liés aux volumes à traiter. Les entreprises attributaires subissent elles-mêmes l’augmentation du coût des machines, des carburants et des matières premières, ce qui se répercute mécaniquement sur les prix. Dans ce contexte, [ces charges] augmentent de 4,9 M€, une évolution qui découle principalement de ces obligations contractuelles et de la hausse des coûts logistiques», complète la COM.

Quant aux autres charges de gestion courante qui correspondent à «l’ensemble des dépenses d’intervention de la collectivité (subventions, participations obligatoires, aides économiques et sociales, actions culturelles, sportives et environnementales) ainsi que des contributions aux projets territoriaux», elles progressent de 4,3 millions d'euros (+14,6%) pour s'élever à 34,39 millions d'euros. Cette hausse «reflète directement les choix de politiques publiques et le soutien apporté au tissu social, économique et associatif. Cette progression traduit une volonté claire : ne pas réduire les actions de terrain, poursuivre l’accompagnement des acteurs locaux malgré les contraintes budgétaires», explique la COM. Dans ce chapitre, on retrouve par exemple les dépenses liées à l'éducation (dotations aux établissements scolaires), la subvention au nouveau service territorial d'incendie et de secours, les subventions aux associations et des dépenses à caractère social (bourses, prestations de compensation handicap, etc.).

Par contre les dépenses liées au revenu de solidarité active (RSA) ne sont pas comprises de ce chapitre. Elles font l'objet d'une autre ligne budgétaire dans cette section de fonctionnement, et doivent s'élever à 14 millions d'euros cette année (même montant budgétisé qu'en 2025).

Dernier gros poste de dépenses de fonctionnement, celles des personnels et charges assimilées. Elles sont en très légère baisse (- 888 216 euros) et représentent 64,11 millions d'euros.

L'ensemble des dépenses prises en compte, la COM pourra effectuer un virement à la section d'investissement à hauteur de 20 millions d'euros (contre 32,2 millions en 2025), ce qui constitue l'autofinancement.

  • Recettes de fonctionnement

Elles s'élèvent à 170,87 millions d'euros. 87 % proviennent des impôts/taxes et de la fiscalité locale (respectivement 94 et 56 millions). Le montant des dotations et participations reste à 17,097 millions d'euros.

Section d'investissement

La section d'investissement s'élève à 105,419 millions d'euros, en recul de 2,34 millions par rapport à 2025 (-2,17%).

  • Dépenses d'investissement

Les dépenses d'équipement doivent mobiliser 63,85 millions d'euros, 953 010 euros de moins qu'en 2025. 17 % de ces dépenses d'équipement sont des immobilisations incorporelles. Celles-ci atteignent cette année 11,38 millions contre 900 000 euros l'an passé ; elles augmentent de 10,48 millions d'euros, soit de plus de 1100 %. «La hausse marquée des immobilisations incorporelles traduit la volonté de moderniser et fiabiliser la gestion de ses services, notamment par l’acquisition de logiciels, d’outils numériques et de 6/9 systèmes d’information nécessaires à l’amélioration de la performance administrative» explique la COM.

Lors de l'élaboration du budget primitif, la COM indique être «dans l'attente de la finalisation des plans de financement de leurs programmes d’investissement » des établissements publics. Aussi n'a-t-elle budgétisé que 5,29 millions d'euros contre 12,36 millions l'an passé à même époque. «Cette évolution interne n’affecte pas le volume global d’équipement, mais reflète un ajustement des priorités et du calendrier de mise en œuvre des projets », précise la COM.

  • Recettes d'investissement

«Pour soutenir son niveau d’investissement et garantir la poursuite des projets engagés», la Collectivité entend mobiliser plusieurs sources de financement complémentaires. «L’ensemble des dépenses d’investissement sera financé par l’autofinancement net de la COM (15,8 millions), le fonds de compensation pour la taxe sur la valeur ajoutée (FCTVA) à hauteur de 5 millions, les subventions et dotations d’investissement (43 millions)» détaille-t-elle.

«La stratégie est de maintenir les fonds État et Feder sur les opérations les plus importantes. Il faut donc poursuivre et achever les projets en cours et prioriser les opérations cofinancées. Une ressource d’emprunt sera mobilisée dans le cadre du budget supplémentaire 2026 ou d’une décision modificative, afin de soutenir le niveau du programme d’investissement et d’en garantir la réalisation sans rupture de financement», ajoute-t-elle.

Le budget a été adopté avec 16 voix pour, 4 contre (Team Gibbs) et 2 abstentions (Jules Charville et Angeline Laurence).

Budget primitif 2026 de la COM de Saint-Martin

Estelle Gasnet