06.03.2026

La CCISM franchit une étape avec la cession officielle de son bâtiment

Jeudi 5 mars, une étape importante a été franchie pour la Chambre Consulaire Interprofessionnelle de Saint-Martin avec la signature officielle de la cession de son bâtiment situé au 10 rue Jean-Jacques Fayel. Le bâtiment, qui appartenait encore à la CCI des Îles de Guadeloupe, est désormais officiellement transféré à la Collectivité de Saint-Martin. Dans la foulée, il est prévu de mettre en place un bail emphytéotique, c’est-à-dire un contrat de location de très longue durée.

La convention a été signée en présence de plusieurs représentants institutionnels et consulaires, dont Angèle Dormoy, présidente de la CCISM, Patrick Vial-Collet, président de la CCI des Îles de Guadeloupe et Alain Di Crescenzo, président de CCI France. Étaient également présents Cyrille Le Vély, préfet de Saint-Martin et Saint-Barthélemy, Frantz Gumbs, député, ainsi que Michel Petit, quatrième vice-président de la Collectivité.

Pour la présidente de la CCISM, cette signature symbolise bien plus qu’un simple transfert de propriété. « Dans ce bâtiment, dans ces murs, il y a une institution. Il y a des milliers d’artisans, d’entrepreneurs, d’agriculteurs et de commerçants qui chaque jour font vivre Saint-Martin. Ce lieu, c’est leur maison » a-t-elle déclarée. Elle a également souligné la qualité de la coopération entre les chambres consulaires et les territoires de Guadeloupe, une relation de travail « étroite, respectueuse et constructive » appelée à se poursuivre, des propos appuyés par Patrick Vial-Collet.

Cette signature marquait aussi la troisième visite à Saint-Martin du président de CCI France, Alain Di Crescenzo. L’occasion pour lui d’évoquer les enjeux communs aux territoires ultramarins et la nécessité de mieux valoriser leurs atouts au niveau national. Il a notamment insisté sur l’importance de réaliser des diagnostics territoriaux afin d’identifier les forces, les faiblesses et les priorités d’investissement. Selon lui, cette méthode doit permettre de proposer aux collectivités et à l’État des orientations claires pour soutenir les projets les plus pertinents.

Les discussions ont également porté sur les prochaines Assises des CCI des Outre-mer, prévues à l’été. Elles devraient réunir les représentants des onze territoires concernés afin d’échanger sur leurs problématiques communes et de définir des priorités d’action, avec des mesures à court terme et une vision de développement à moyen et long terme.

Cyrile POCREAU