23.02.2026

BioWhale, un projet pour préserver le grand dauphin et la baleine à bosse

La cinquième fête de la Baleine a eu lieu, ce dimanche 22 février, au théâtre de la Chapelle à la Baie Orientale. Un événement désormais porté par BioWhale, un projet qui vise à structurer et pérenniser les actions dédiées à l’étude et à la préservation des mammifères marins, notamment le grand dauphin commun et la Baleine à bosse, présents dans les eaux de Saint-Martin. L’initiative, portée elle-même par les associations EDEN-I, la Réserve Naturelle, Mon École Ma Baleine ainsi que la société de Whale watching, Wind Adventures est financée pour une durée d’un an par l’Office Français de la Biodiversité, avec le soutien du sanctuaire Agoa.

Le projet prévoit des actions pour améliorer les connaissances sur ces mammifères grâce à la mise en œuvre de protocoles scientifiques et notamment le suivi par photo-identification. Le but est de connaître les comportements de ces mammifères, en observant les lieux et la récurrence de leur apparition. « Ce sont des espèces migratrices. À la fin de la saison, les baleines partent vers les eaux froides au niveau du Pôle Nord, du Canada, de la Norvège ou de l’Islande. Le Grand dauphin, part lui aussi des eaux de Saint-Martin mais on ne sait pas où il va. C’est tout l’objet de la recherche » explique Amandine Vaslet, responsable de l'antenne saint-martinoise de Mon École, Ma Baleine.

Si la Réserve Naturelle alimente déjà un catalogue, BioWhale viendrait compléter l’existant en étendant les zones d’observations puis en centralisant les données récoltées ou communiquées par les usagers de la mer. Celles-ci seraient partagées localement avec Sint-Maarten et l'Agence territoriale de l'environnement de Saint-Barthélemy mais aussi à une échelle régionale, avec l’observatoire des mammifères marins de l'archipel guadeloupéen.

Fortes fréquentations, collisions, non-respect des distances, vitesse, désagréments sonores, le projet BioWhale vise également la réduction des pressions en évaluant les impacts sur les populations et en favorisant la prise en compte des enjeux environnementaux dans les décisions locales. Il contribuera également à sensibiliser la population aux enjeux de conservation des mammifères marins et de leurs habitats ainsi qu’à informer et accompagner les professionnels de la mer pour tendre vers des activités plus respectueuses.

Cyrile POCREAU