Air Antilles a élaboré un plan de continuation d'activité
Lors du débat sur les orientations budgétaires qui s'est tenu vendredi dernier en séance plénière du conseil territorial, la directrice générale des services de la collectivité (DGS) a fait un point sur la situation de la société d'économie mixte Air Antilles puisque les élus vont être appelés à voter une mesure budgétaire.
Pour rappel, Air Antilles a été placée en redressement judiciaire le 2 février par le tribunal de commerce et un administrateur judiciaire a été désigné pour se substituer aux responsables le temps de la procédure. Ce dernier a décidé d'élaborer un plan de continuation de l'activité, a confirmé Natacha Petrine, la DGS de la COM. «Elle a fait un appel d'offres à un ensemble d'investisseurs qui pourraient être intéressés par le plan de continuation de l'activité afin qu'ils se manifestent pour pouvoir injecter de l'argent au niveau de la SEM Air Antilles», a-t-elle rapporté.
Il est aussi envisagé que la COM «transforme l'avance en compte courant [réalisée en 2024 à hauteur de 6 millions d'euros,] en augmentation de capital pour montrer que la COM tient toujours à ce projet et qu'elle souhaite continuer» a indiqué la DGS. Mais ce n'est qu'une «option» à ce stade.
Par ailleurs, le redressement judiciaire est une procédure collective qui impose aux élus «une obligation de provisionner au niveau du budget» une certaine somme. «On provisionne pour un risque qui peut être avéré», a expliqué Natacha Petrine. Cette «provision d'ordre comptable» devra être inscrite dans le budget primitif 2026 que les élus voteront dans quelques semaines. Le montant de la somme n'est pas fixe et peut être étalé sur plusieurs exercices. Il est déterminé en fonction «du risque que l'administration pense, qui pèse sur la collectivité». «Si le plan de continuation de l'activité fonctionne, la provision sera annulée», a indiqué la DGS.
Enfin, Natacha Petrine a ajouté que si le plan de continuation d'activité ne fonctionnait pas, l'administrateur judiciaire pourra mettre en place un plan de cession des actifs puis envisager la liquidation judiciaire.





