Violences au sein d’un accueil périscolaire : un père relaxé par le tribunal
Ce jeudi 22 janvier, le tribunal de proximité a examiné affaire de violences survenues aux abords d’un établissement scolaire. Les faits remontent au 24 janvier 2025, aux alentours de 7h45. Ce matin-là, J.C, le prévenu, accompagne son fils à l’accueil périscolaire de son école. À son arrivée, la responsable de l’accueil refuse de prendre en charge l’enfant. Une altercation verbale éclate alors entre les deux adultes. Alerté par la situation, E.L, concierge de l’établissement, intervient pour tenter d’apaiser les tensions. Selon les éléments du dossier, il repousse alors le père, qui lui porte un coup au bras.
Lors de son audition comme à l’audience, J.C maintient sa version des faits. Il affirme que le coup n’était pas intentionnel et qu’il s’agissait d’un geste réflexe, consécutif au fait d’avoir été poussé en premier. Le dossier présenté au tribunal ne comporte qu’une photographie attestant d’une blessure au bras du concierge. Aucun certificat médical ne vient confirmer les trois jours d’incapacité totale de travail (ITT) évoqués. Une absence d’éléments matériels, ainsi que l’absence de la victime à l’audience, vivement soulignées par l’avocate du prévenu.Estimant que l’infraction n’est pas constituée, la défense demande la requalification des faits et plaide l’absence d’intention violente.
De son côté, la vice-procureure de la République interroge l’attitude du prévenu. « Vous ne pensiez pas être dans une posture menaçante ? On peut avoir des revendications, mais tout est une question de forme. Quel message transmettez-vous à votre fils avec ce type de comportement ? » interroge-t-elle, pointant des difficultés de gestion de la frustration. Elle rappelle également que le comportement du père a déjà été signalé au sein de l’établissement et que le prévenu présente des mentions à son casier judiciaire. En répression, elle requiert six mois d’emprisonnement et 500 euros d’amende.
Après en avoir délibéré, le tribunal prononce la relaxe de J.C, estimant que l’élément intentionnel de l’infraction n’est pas suffisamment caractérisé.







