Trafic de drogues et d’armes : deux frères condamnés par le tribunal
Le 15 janvier dernier, le tribunal de proximité de Saint-Martin a examiné une affaire mêlant trafic et usage de stupéfiants, détention, transport et cession non autorisés de drogues, ainsi que sur des infractions liées aux armes. Deux frères, I.B.R et I.G.R, déjà incarcérés pour des faits de vols à main armée, comparaissaient pour l’acquisition, la détention et la cession illégales d’armes de catégories A et B et de leurs munitions, au profit de personnes non autorisése. L’un des prévenus était présent à l’audience, tandis que le second comparaissait par visioconférence.
Les faits remontent au 6 décembre 2023. Dans le cadre d’une enquête préliminaire portant sur un vol à main armée, les enquêteurs procèdent à une perquisition au domicile des deux frères. Sur place, les forces de l’ordre découvrent plusieurs armes et munitions de calibres variés, ainsi que d’importantes quantités de stupéfiants. L’exploitation de leurs téléphones portables permet également de mettre au jour des vidéos montrant l’exhibition d’armes et la mise en scène de produits stupéfiants.
Les gendarmes identifient par ailleurs plusieurs mandats cash établis à leurs noms. Ces transferts d’argent en espèces, effectués depuis la ville de Blois, mettent en évidence l’existence d’un trafic reliant Saint-Martin à la métropole.
Placés en garde à vue, les deux frères reconnaissent avoir volé les stupéfiants, tout en niant toute revente. Concernant les armes, I.B.R affirme en être l’unique propriétaire. À la barre, malgré un casier judiciaire déjà chargé, les deux prévenus contestent les faits qui leur sont reprochés.
« Ces deux frères ont choisi la voie du banditisme. Ils ont monté une petite entreprise très lucrative » déclare la vice-procureure de la République. Estimant les infractions pleinement caractérisées, elle requiert à l’encontre des deux hommes une peine identique : cinq ans d’emprisonnement, une interdiction de port d’arme pendant dix ans, une interdiction de séjour de cinq ans, la destruction des armes saisies, ainsi qu’une amende de 10 000 euros chacun. « Les Saint-Martinois n’ont pas envie de vivre au milieu du banditisme » conclut-elle.
Après délibération, le tribunal condamne finalement les deux accusés à trois ans d’emprisonnement, assortis d’une interdiction de port d’arme pendant dix ans, d’une amende de 5 000 euros chacun et de la confiscation des biens saisis.






