14.01.2026

Commerce de détail : une reprise progressive portée par la haute saison

Publié ce mercredi 14 janvier par l’Institut territorial de la statistique et des études économiques de Saint-Martin (ITSEE), le dernier baromètre du commerce de détail fait état d’une reprise progressive de l’activité au mois de novembre, portée par le démarrage de la haute saison touristique.

La fréquentation des commerces reste contrastée. Pour cette période de l’année, 35 % des commerçants constatent une hausse de la clientèle, tandis que 34 % observent une baisse et 31 % une stabilité. Malgré ces disparités, les perspectives à court des trois prochains mois s’améliorent légèrement.

Côté chiffre d’affaires, le bilan des trois derniers mois demeure mitigé : 40 % des professionnels déclarent une baisse de leurs ventes, contre 26 % une hausse et 34 % une situation stable. En revanche, les anticipations pour les trois prochains mois sont plus favorables, avec 45 % des commerçants qui s’attendent à une amélioration de leur activité, contre 23 % qui redoutent une baisse.

La situation de trésorerie reste fragile pour une partie du secteur. Si 58 % des commerçants la jugent normale, 40 % la considèrent encore difficile. Les niveaux de stocks sont majoritairement jugés adaptés à la saison, avec 58 % des professionnels estimant leurs stocks normaux, même si 35 % les jugent supérieurs à la normale. Les intentions de commandes restent prudentes, puisque 65 % des commerçants prévoient une stabilité au cours des trois prochains mois.

Les prix de vente devraient peu évoluer. Sur les trois derniers mois, 75 % des commerçants indiquent avoir maintenu leurs tarifs, une tendance qui devrait se poursuivre à court terme pour 77 % d’entre eux. L’emploi demeure également stable, avec 86 % des entreprises qui n’ont pas modifié leurs effectifs récemment et 91 % qui n’anticipent aucun changement dans les mois à venir.

Malgré ces indicateurs globalement orientés à la hausse, l’incertitude reste forte. Près de deux tiers des commerçants estiment que l’évolution de leur activité est difficile à prévoir. Plusieurs témoignages évoquent notamment une haute saison qui débute de plus en plus tard et une baisse marquée de la clientèle américaine et canadienne.

Cyrile POCREAU