06.01.2026

Plus d'un tiers de la population concernée par le nouveau Contrat de Ville

Un contrat de ville est une convention-cadre signée par plusieurs partenaires qui s'engagent à mener des actions visant principalement à améliorer le quotidien des populations les plus en difficultés et ainsi réduire les écarts de développement entre les quartiers où elles résident et les autres. Ces actions sont menées exclusivement dans des quartiers dits propriétaires.

A Saint-Martin, les deux principaux signataires sont la Collectivité et la préfecture qui ont, à leur côté, les principales institutions (CAF, Sécurité Sociale, l'éducation nationale, France Travail, la justice (représentée par le procureur), l'agence régionale de santé, la gendarmerie, la CCISM, Semsamar, la Banque des territoires et la gendarmerie). Après avoir signé en décembre 2015 un premier «contrat», ils ont renouvelé leur engagement et volonté en décembre dernier via un nouveau contrat valable pour cinq ans ans.

Les quartiers concernés sont Sandy Ground, Quartier d'Orléans et pour la première fois Saint-James. Au total, ce sont 10 847 habitants, soit un peu plus d'un tiers de la population de la partie française, à bénéficier (directement ou indirectement) des actions mises en place par les partenaires dans le cadre de cette nouvelle convention nommée «Engagements quartiers 2030».

Ces actions sont définies autour de six «orientations stratégiques» : le bien-vivre dans son quartier, l'emploi et le développement économique, la parentalité, l'accès aux droits, l'éducation et le sport. Elles doivent toutes «améliorer concrètement et dans la durée les conditions de vie des habitants » des trois quartiers.

Parmi les défis à relever que se sont lancés la COM, la préfecture et leurs partenaires : améliorer les infrastructures de proximité et/ou doter les quartiers de lieux d’expression culturelle et sportive, de lieux de rencontre, d’aires de jeux et d’espaces verts, stimuler le développement économique, valoriser des ressources des quartiers à travers l’accompagnement à l’entrepreneuriat et des mesures fiscales incitatives, favoriser un meilleur accès aux droits, améliorer la maitrise du français, lutter contre le décrochage scolaire, déployer des opérations destinées à améliorer l’habitat, de réhabilitation voire de relogement des habitants, accompagner dans les démarches d’accession à la propriété, etc. Et pour atteindre ces objectifs, les partenaires s'engagent à «mobiliser, au titre du droit commun, leurs compétences, leurs moyens financiers, techniques et humains».

Les orientations et objectifs ont été fixés en concertation avec les acteurs de terrains et les associations (conseils de quartiers, CESC, etc.). Un questionnaire a aussi été via un groupe collaboratif WhatsApp et relayé par les conseils de quartier et les acteurs associatifs, mais il n'a recueilli qu'un faible taux de participation, avec 57 répondants.

Lors du précédent contrat signé en 2015 et prolongé à plusieurs reprises, près de 7,1 millions d'euros ont été injectés sur dix ans pour financer des actions à Sandy Ground et Quartier d'Orléans (3 millions par la COM et 4,1 millions par l'Etat).

Le nouveau contrat de ville tel que signé en décembre dernier, est valable jusqu'en 2030.

(crédit photo : COM)

Estelle Gasnet