“CESC en Plein’Air” : restitution de l’initiative participative qui imagine le territoire en 2050
Le mercredi 26 novembre, le Conseil économique, social et culturel de Saint-Martin (CESC) présentait publiquement les résultats de son initiative participative « CESC en Plein’Air », menée du 4 au 18 octobre 2025. Cette restitution, organisée en présence de Fabrice Thibier, secrétaire général de la préfecture, d’Alain Richardson, premier vice-président de la Collectivité, de Harry Christophe, vice-recteur, et d’Ida Zin-Ka-Ieu, présidente du CESC, a permis de partager les conclusions des ateliers ouverts, micro-trottoirs et actions réalisées en milieu scolaire. La rencontre s’est achevée par l’éclairage du grand témoin, Didier Destouches, docteur en droit et maître de conférences HDR à l’Université des Antilles.
Cette démarche s’inscrit dans le cadre national initié par le CESE, visant à imaginer « un modèle de société soutenable, durable et inclusive à l’horizon 2050 ». Les enseignements de cette restitution alimenteront un rapport local qui sera présenté en janvier, avant la production d’un rapport territorial finalisé début 2026. Lors de la restitution, cinq grandes thématiques ont structuré la présentation des résultats : vivre dignement de son travail, protection sociale et solidarité, limites planétaires et climat, démocratie sociale et société civile, paix et coopération internationale.
Atelier 1 : « Permettre à chacun de vivre dignement de son travail »
Le panel, composé majoritairement de femmes en activité ou engagées dans des démarches sociales et associatives, a décrit un territoire où le coût de la vie, les tensions sur le logement et la précarité de l’emploi influencent directement la qualité de vie. Pour eux, vivre dignement de son travail signifie d’abord bénéficier de revenus justes et suffisants. Les participants ont notamment exprimé le souhait d’une revalorisation du salaire minimum autour de 2 000 euros, d’un barème salarial fondé sur les compétences et d’une égalité salariale réelle entre les femmes et les hommes. Cette dignité passe également par un logement accessible, avec une demande marquée pour davantage d’allocations longue durée, la suppression de certaines taxes pour les résidents à l’année, une taxation renforcée des logements saisonniers et une facilitation de l’accès à la propriété. Vivre dignement, ont-ils expliqué, c’est pouvoir se loger, s’autonomiser et envisager un avenir stable sur le territoire.
Atelier 2 : « Protection sociale et solidarité »
Le deuxième atelier, consacré à la protection sociale et à la solidarité, étaient composé de 5 participantes toutes actives dans le social, l’éducatif ou le médico-social. Il a mis en évidence l’aspiration à une société plus équitable et mieux accompagnante. Pour 2050, les participants imaginent un territoire plus solidaire, garantissant un accès égal aux droits fondamentaux et où la protection sociale serait pensée de manière collaborative, dans une logique de co-construction avec les citoyens.
Atelier 3 : « Limites planétaires et climat »
L’atelier portant sur les limites planétaires et le climat était composé de quatre participants aux profils variés. Il a révélé une ambition forte en matière d’autonomie environnementale. Face aux défis liés au changement climatique, les participants souhaitent un territoire propre, raisonné et résilient, bénéficiant d’un accès généralisé à l’eau et à l’électricité. Ils projettent une société où l’environnement guide les décisions quotidiennes, où la sobriété devient un mode de vie normalisé et où la population est sensibilisée au bien-être collectif.
Atelier 4 : « Démocratie sociale et société civile »
La quatrième thématique, dédiée à la démocratie sociale et à la société civile, était composée de 6 participants aux profils publics, associatifs, éducatifs et économiques. Elle a mis en avant une volonté de renforcer la participation citoyenne. Les habitants imaginent pour 2050 une société égalitaire, juste et équilibrée, où les membres du gouvernement pourraient être nommés par la société civile et où la démocratie participative constituerait le fondement du système politique. Ils expriment aussi la nécessité de préserver les cultures et traditions locales, tout en garantissant une équité réelle entre tous les habitants.
Atelier 5 : « Paix dans le monde »
Enfin, l’atelier consacré à la paix dans le monde, en panel restreint, a permis d’exprimer une vision d’un territoire apaisé, ouvert et structuré. Les participants ont décrit une société fondée sur le respect mutuel, la sincérité des relations humaines et l’équité des droits. La population de 2050, telle qu’ils l’imaginent, serait consciente de son histoire, fière de sa diversité culturelle, capable de valoriser sa jeunesse et attractive pour ses habitants comme pour ses visiteurs.








