15.11.2016

Retour sur la 3e édition du Sxm Day Celebration by Pelicarus

Les associations d'étudiants saint-martinois ont célébré la fête de Saint-Martin du 11 au 13 novembre à Toulouse par un séminaire intitulé "Culture & Progress".

Après une première édition en 2014 à Paris sur le thème de l’entrepreneuriat et une seconde édition en 2015 à La Haye sur le thème des relations internationales, Pelicarus et USC (Unified St-Maarten Connection, association des jeunes de St-Maarten vivant aux Pays-Bas) se sont réunies du 11 au 13 novembre à Toulouse pour une troisième édition du Sxm Day Celebration, week-end pendant lequel a eu lieu le séminaire éponyme autour du thème « Culture and Progress ».

L’idée est de permettre à des jeunes de la partie hollandaise et de la partie française vivant en Europe de réfléchir au futur qu’ils imaginent pour l’île en proposant des solutions. Une occasion pour les participants de quitter leur quotidien européen et d’exercer leur capacité à être force de proposition pour leur île en espérant que ces discussions les poussent à être des membres proactifs de la société. C’est donc une cinquantaine de participants venu de Londres à Perpignan en passant par Rotterdam, Amsterdam, Paris, Montpellier, Bordeaux ou Avignon qui se sont retrouvés le week-end dernier pour célébrer la Saint-Martin à Toulouse.

Le séminaire du samedi s’est composé d’une matinée informative pendant laquelle Judiana Conner, professeure d’anglais st-martinoise, a donné aux participants des éléments sur la culture de Saint-Martin : découpage historique (période pré-colombienne, conquêtes coloniales, période traditionnelle de 1848 à 1963, période contemporaine), plats nationaux, danse, langue et autres. Les questions ont ensuite fusé pour obtenir plus de précisions, démontrant le vif intérêt que nourrit notre jeunesse. En fin de matinée, les participants ont pu prouver leur compréhension des concepts exposés pendant la matinée lors d’une séquence quizz et jeux sur le thème de la culture de Saint-Martin accueillie avec beaucoup d’entrain. L’après-midi, les participants ont tourné leur réflexion vers le futur : divisé en cinq groupes, ils ont été chargés de proposer des solutions à des problématiques. A la mission « proposez un concept ou programme permettant de mettre en lumière la culture de St-Martin », un groupe déroulait un programme d’une Semaine de la Culture intitulée «Unification, Jollification, One Nation», tandis qu’un autre groupe défendait l’Anglais St-Martinois comme langue régionale pouvant être préservée par son apprentissage aux plus jeunes lors d’activités ludiques orales après l’école. Ces activités extra scolaires avaient déjà été évoquées comme lieu d’apprentissage de la culture st-martinoise et lieu d’apaisement des tensions intercommunautaires. Quant à la langue, certains avaient déjà exprimé leur désir de voir une épreuve d’Anglais st-martinois au baccalauréat, comme le créole, en considérant le fascicule « St-Martin Talks » comme dictionnaire de notre langue.

Les sujets polémiques n'ont pas été évités : pourquoi St-Martin n’est plus la « Friendly Island », comment faire renaître cette réalité passée, qu’est-ce qui ralentit le développement de l’île, qu’est-ce qu’un vrai St-Martinois. Nombreux exprimèrent leurs frustrations, certains trouvèrent des responsables, mais sans se dispenser de proposer des solutions : programmes de mentoring, accroissement de la démocratie de quartier, médiatisation des aspects positifs de l’île, vulgarisation de la culture de St-Martin grâce aux nouvelles technologies. Au final, tous se sont accordés à dire qu’un vrai St-Martinois est quelqu’un qui aime inconditionnellement son île et qu’il est donc de leur devoir de contribuer à son développement.

Anonyme