25.09.2026

À Friar’s Bay, les élèves de la classe AME s’engagent pour protéger l’environnement

Il est 14 heures lorsque les élèves de la classe de sixième AME (Aire marine éducative) du collège Soualiga arrivent sur le parking de la plage de Friar’s Bay. Ce jeudi 24 septembre, les dix-huit ambassadeurs ont rendez-vous avec Jean-Christophe Pineau, directeur de l’association Clean St Martin. Armés de gants et de pinces, tous sont venus accomplir leur mission du jour : nettoyer les lieux. « Vous aurez trois sacs de couleurs différentes : un pour le verre, un pour le plastique et le dernier pour les déchets restants. En rendant le lieu propre, on donne l’indication aux gens qu’il ne faut pas jeter leurs déchets dans la nature » explique le spécialiste.

Une fois les consignes données, le travail commence ! À l’initiative du projet, Ophélie English, professeure de SVT, se réjouit de voir ses élèves à l’œuvre. « L’idée, c’est de faire d’eux des ambassadeurs de l’environnement. Chaque semaine, deux heures supplémentaires de leur emploi du temps sont consacrées à la découverte et à la protection de l’environnement de Saint-Martin » explique la scientifique, formée en océanographie. « Ils ont été sélectionnés via un formulaire, non pas sur leurs résultats scolaires, mais bien sur leur motivation » souligne-t-elle.

Grâce au soutien de l’Office français de la biodiversité (OFB), les élèves participeront à de nombreuses actions de terrain, sorties scientifiques et rencontres avec les acteurs locaux de l’environnement. Au programme de l’année : étude de l’AME de Friar’s Bay, opérations de ramassage et d’étude des déchets, découverte des écosystèmes, observation des oiseaux et des mammifères marins, ainsi que découverte des espèces exotiques envahissantes. « L’objectif, c’est aussi de susciter des vocations » souligne Ophélie English.

Un souhait qui pourrait bien devenir réalité au vu de l’engouement de ces petits citoyens. Pour Jordan, 11 ans, intégrer la classe AME était une évidence. « Depuis petit, je ramasse des déchets sur les plages de l’île avec mon père. Ce qui me plaît, c’est que notre action a une conséquence positive sur l’environnement » explique le jeune Saint-Martinois, avant de reprendre le ramassage en scandant « sauver la planète » avec son copain.

Le travail paie : à peine une heure plus tard, les enfants quittent les lieux avec des sacs bien remplis, fiers du résultat de leur action.

Cyrile POCREAU