29.09.2016

Comment renforcer la sécurité dans les écoles

Les services de l’Éducation nationale, la préfecture et de la Collectivité ont travaillé ensemble mercredi après-midi sur les dispositifs de sécurité des établissements scolaires.

«À la suite des attentats de Nice et de Saint-Étienne-du-Rouvray, nous avons décidé de rehausser encore notre niveau de vigilance. Pour protéger élèves, enseignants et personnels, nous avons déployé une stratégie d’ensemble, cohérente, qui repose sur trois piliers : anticiper, sécuriser, et savoir réagir», ont expliqué Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Éducation nationale, Bernard Cazeneuve, ministre de l‘Intérieur, et Stéphane Le Foll, ministre de l'Agriculture fin août. Une série de mesures et de consignes de sécurité concernant les écoles et établissements scolaires avait alors été présentée.

Au niveau local, l’ensemble des acteurs concernés est invité à se mobiliser, c’est ainsi que mercredi après-midi les services de l’Éducation nationale, de la préfecture et de la Collectivité de Saint-Martin se sont réunis au centre culturel de Sandy Ground. Ils avaient sollicité la participation des directeurs des établissements scolaires publics afin de voir quels dispositifs pouvaient être mis en place pour améliorer la sécurité des écoles, collèges et lycées.

Au niveau national, si la réflexion est surtout axée sur la menace terroriste, ici, elle a été orientée vers des problématiques beaucoup plus locales : risques de catastrophes naturelles et prévention de la délinquance. Les échanges ont ainsi porté sur les dispositifs de sécurité propres aux établissements scolaires, la sécurisation des bâtiments, la prévention des risques et sur la préparation des écoles et établissements scolaires face aux risques majeurs. «Durant deux heures, nous avons donné les informations les plus importantes, rappelé les différents outils mis à disposition afin d’aider les enseignants à prendre leur responsabilité en cas de crise», commente Michel Sanz, le représentant du recteur à Saint-Martin. «Les chefs d’établissements de Saint-Barthélemy étaient également invités mais en raison de la météo, ils n’ont pu venir. Ils sont toutefois concernés», a-t-il précisé.

Associée à cette réflexion, la gendarmerie va réaliser des diagnostics et des audits. Dans un premier temps, un gendarme va intervenir dans les établissements et estimer ce qui peut être fait pour améliorer la sécurité. Puis, selon les résultats de ce premier rapport, des audits plus précis seront réalisés d’ici à la fin de l’année par un autre gendarme, référent sûreté. Cet expert de la prévention technique de la malveillance listera les aménagements à mettre en place.

Les travaux qui devront être réalisés, devront l’être par la Collectivité dont c’est la compétence. «Afin de l’aider, nous avons fait la demande à la préfecture de Région à ce que Saint-Martin et Saint-Barthélemy puissent bénéficier d’une partie du plan doté de 50 millions d’euros prévu par l’Etat pour financer les dispositifs à améliorer dans les écoles en termes de sécurité», a annoncé la préfète Anne Laubies.

Enfin, la Croix Rouge, l’un des partenaires, était présente à cette réunion et ses membres ont distribué aux directeurs des établissements des mallettes dites PPMS, plan particulier de mise en sûreté.

Estelle Gasnet

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