17.01.2024

La COM veut acquérir deux parcelles à Sandy Ground

en vue du réaménagement du centre culturel.

La Collectivité souhaite réaménager le centre culturel de Sandy Ground entièrement détruit par l’ouragan Irma et proposer «des services de proximité indispensables à la population du quartier».

En lieu et place du cinéma, du parking et du centre culturel, la COM envisage d'installer la maison de France Services, la maison de quartier, le conseil de quartier, un bureau information jeunesse, un espace Micro Folies, un espace de musculation urbaine et un terrain de jeux.

En juillet l’année dernière, les services de l’urbanisme ont réceptionné une déclaration d’intention d’aliéner concernant deux parcelles situées à proximité, soit celles de l’autre côté de l’école (en allant vers l’ouest). La COM y a vu l’opportunité de les associer au projet d’aménagement, elles pourraient notamment permettre la construction d’un parking. Aussi a-t-elle décidé de les acheter. Et pour cela, elle a dû exercer son droit de préemption, lui permettant de devenir prioritaire par rapport à l’acheteur déjà en contact avec le propriétaire des parcelles.

Le 15 septembre dernier, le conseil exécutif a validé l’autorisation d’acquérir ces deux parcelles d’une superficie totale de 2236 mètres carrés. Le prix proposé par la COM a été de 503 000 euros, soit 100 euros de moins que le prix demandé par le vendeur. Il est toutefois supérieur de 29 % à celui défini par France Domaine consulté par la COM. L’organisme avait estimé le prix des deux parcelles à 390 000 euros avec une marge d’appréciation de plus ou moins 10 % ; cela fixait un montant maximum de 429 000 euros. Cependant, la Collectivité n’est pas tenue de suivre l’avis de France Domaine et peut acheter un bien à un prix plus élevé si le projet revêt un intérêt général. «Il concerne les établissements scolaires, il y a un intérêt général », ont justifié les services de l’urbanisme. «La COM a décidé de préempter à ce prix car ce foncier est indispensable à la réhabilitation du centre socio-culturel de Sandy Ground ».
Estelle Gasnet