21.11.2022

Fin de la BLR : certains riverains n'auront plus accès à l'internet fixe

L’offre alternative devait durer deux ans, elle aura été, au final, proposée pendant quatre ans. Après le passage de l’ouragan Irma, le réseau aérien d’Orange avait été fortement endommagé et il avait été décidé de ne pas le reconstruire et d’installer la fibre optique. Dans l’attente de la réception des travaux, l’opérateur historique avait mis en place une solution temporaire afin de fournir de l’internet fixe.

Cette solution était celle d’un boîtier que les clients installaient chez eux, et qui leur permettait de capter les ondes d’un émetteur et ainsi d’être connectés. Orange avait obtenu les autorisations nécessaires à l’exploitation des fréquences 3,5 GHZ et de cet équipement (boucle locale radio ou BLR) de la part de l’Arcep. La première autorisation valait jusqu’au 30 juin 2020, elle a été prolongée à plusieurs reprises.

En juillet de cette année, l’autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse, a modifié une dernière fois cette autorisation et a fixé son arrêt définitif au 31 décembre prochain. En d’autres termes, le service Boucle locale radio ne pourra plus exister au delà de cette date. Orange a souhaité «anticiper» et a annoncé qu’il cessera ce service le 1er décembre.

Ce qui inquiète certains usagers, notamment ceux qui résident là où la fibre n’est toujours pas posée. «Cela signifie qu’à partir du 1er décembre, nous n’aurons plus accès à internet», dénonce une riveraine de Grand Case. «Dauphin Telecom avait indiqué que la fibre serait déployée fin octobre or les travaux ont pris du retard dans cette partie de Grand Case», poursuit-elle tout en soulignant également les difficultés du réseau téléphonique. «Comment allons-nous faire ?», s’interroge-t-elle. «Nous habitons et travaillons dans une zone blanche… Dans quelques jours, nous n’aurons plus accès à la BLR et nous n’avons pas encore accès à la fibre… Comment allons-nous faire pour travailler ? », insiste-t-elle. Et de déplorer «qu’aucune solution alternative » n’a été suggérée pour l’instant.

Estelle Gasnet