05.07.2021

Vaccinodrome : 4000 personnes ont reçu au moins une première dose

Mis en place le 4 mai dernier, le vaccinodrome devrait fermer ses portes fin juillet.

L’ARS déplore cinq nouveaux décès confirmés COVID depuis le 21 juin ce qui porte à 37 le nombre total de décès depuis le début de la crise (contre 33 en partie hollandaise). « Les indicateurs, bien que stabilisés, restent préoccupants cette semaine encore » indique-t-elle dans son dernier bulletin de situation hebdomadaire, et considère qu’il est « nécessaire d’accélérer la vaccination afin de protéger les plus fragiles mais aussi pour créer une immunité collective sur l’île ».

La récente dégradation de la situation sanitaire du territoire, les mesures mises en place pour y remédier, ainsi que les nouvelles conditions de voyage suite à la levée des motifs impérieux et l’approche des vacances scolaires ont, semble-t-il, convaincu plus de Saint-Martinois à sauter le pas de la vaccination.

Un accès à la vaccination facilité

« Nous vaccinons en moyenne 150 personnes par jour et avons constaté une augmentation depuis le début du mois de juin » avance Cédric Jeannot, coordinateur du vaccinodrome de Galisbay pour la Croix Rouge. Situé sur le site du village du Carnaval, en face du parking de Galisbay, ce centre composé de tentes a ouvert ses portes le 4 mai dernier. La Croix Rouge intervient en tant qu’opérateur pour le compte de l’ARS, de la préfecture et de la COM.

Accessible sans rendez-vous de 8h à 16 heures du lundi au samedi, ce dispositif séduit majoritairement une population active, âgée de 35 à 50 ans. Il suffit de disposer d’un justificatif de résidence à Saint-Martin (facture électricité, eau, téléphone, …) ou d’une carte Vitale pour bénéficier du vaccin Pfizer bioNtech. L’opération prend une vingtaine de minutes entre les démarches administratives, l’injection et la surveillance. Au cours de ces différentes étapes, les candidat.e.s à la vaccination sont, chaque jour, encadré.e.s par six employés de la Croix Rouge, trois infirmier.e.s, un secouriste sapeur pompier et un médecin.

La majorité des personnes qui se déplacent sont déjà décidées. Mais celles qui se posent encore des questions sont dirigées vers le médecin, Benjamin Mekki, qui leur explique le fonctionnement du vaccin, les bénéfices et les risques en fonction de l'âge et de l'état de santé, puis leur conseille de rentrer chez elles pour réfléchir. « La plupart d’entre elles reviennent ensuite se faire vacciner » constate-t-il.

Un dispositif particulier pour les mineurs

"Depuis le 15 juin, la vaccination est ouverte aux mineurs de 12 à 18 ans. Pour l’instant, seul le vaccin ARN messager Pfizer BioNTech dispose d’une autorisation de mise sur le marché pour les 12 ans et plus. Pour la vaccination des mineurs, l’autorisation des deux parents est requise. En cas de l’absence d’un des deux parents, le parent présent remplit l’attestation et s’engage sur l’honneur à avoir recueilli préalablement le consentement du parent absent et co-titulaire de l’autorité parentale. De même une attestation parentale (disponible sur le site du ministère des Solidarités et de la Santé) doit être recueillie puis conservée de manière systématique." indique l'ARS.

Enfin, conformément aux recommandations du Comité consultatif national d’éthique du 8 juin 2021, les mineurs de 12 et plus reçoivent, lors de l’entretien préparatoire à la vaccination, une information claire et adaptée à leur âge sur la Covid-19 et sur les vaccins. Ce recueil de consentement oral est effectué sur le vaccinodrome par le médecin référent. Une centaine de mineurs (accompagnés de leurs parents) ont déjà reçu leur première dose sur le vaccinodrome.

Saint-Martin atteint 30% de couverture vaccinale

Le vaccinodrome est prévu pour accueillir 300 à 400 personnes par jour et ne tourne donc pas à plein régime. Toutefois son responsable constate que "si la population de Saint-Martin paraissait réticente à la vaccination au début de la campagne, elle se révèle finalement réceptive puisque 4000 personnes ont reçu au moins une première dose sur le vaccinodrome". Et estime atteindre 6000 personnes au total d'ici la fermeture du centre prévue fin juillet. 

Entre le vaccinodrome, les campagnes ponctuelles dans les quartiers et la vaccination effectuée au centre hospitalier, Saint-Martin affichait un taux de couverture vaccinale de 30,81 % le 29 juin dernier. Un taux supérieur à celui de la Guadeloupe (22,31 %) mais inférieur à ceux de Saint-Barthélemy (61,62 %) et de Sint Maarten (où près de 18 000 personnes ont un schéma vaccinal complet (deux doses)).

Fanny Fontan