25.02.2021

3 individus soupçonnés d'avoir commis 11 faits dont 4 VAMA ont été interpellés

Trois individus – deux mineurs et un majeur - sont déferrés aujourd’hui devant le juge d’instruction à Basse-Terre : ils sont soupçonnés d'être impliqués dans onze faits dont quatre vols avec l’usage d’une arme commis entre le 31 janvier et le 22 février en partie française, a annoncé le procureur Xavier Sicot lors d’une conférence de presse ce jeudi en début d’après-midi. Ils avaient été interpellés et placés en garde à vue mardi et mercredi par les gendarmes de la brigade de Marigot et de la section de recherches en charge de l’enquête.

Une information judiciaire a été ouverte et devra préciser le rôle de chacun des individus ainsi qu’une éventuelle participation à d’autres actes. Selon les éléments partagés par la police de Sint Maarten, les trois suspects ne seraient en revanche pas impliqués dans des affaires en partie hollandaise.

L’individu majeur et le mineur âgé de plus de seize ans seront placés en détention provisoire dans les heures qui viennent, a précisé le procureur. Quant au troisième, un mineur de moins de seize ans, il «sera éloigné de Saint-Martin» et placé dans un centre spécialisé en Guadeloupe.

Le majeur, un homme de 32 ans, devait comparaître ce matin devant le tribunal de  proximité de Saint-Martin pour des faits de recel de bien provenant d’un vol en récidive, de vols et d’usage de produits stupéfiants commis les 9 et 10 décembre dernier. Etant en garde à vue, il ne pouvait être présent à l’audience et le parquet a demandé le renvoi de son procès.

Il est notamment reproché aux trois individus d’avoir braqué un hôtel et un restaurant de la Baie Nettlé et agressé avec une arme deux particuliers dans le courant du mois de février. Il n’existe pas de lien de parenté entre les trois hommes, «ils sont issus du même quartier », a précisé le commandant Basso. Ils sont tous les trois nés à Saint-Martin.

Pour le procureur Sicot, ces trois interpellations représentent «une belle prise». Il assure que les forces de l’ordre restent mobilisées dans la lutte contre les vols à main armée. Les gendarmes demandent aux victimes – même si le préjudice est faible – de systématiquement déposer plainte car «elles peuvent donner des détails qui peuvent faire avancer les enquêtes».

Estelle Gasnet