24.08.2016

Le projet de front de mer de Marigot en 5 questions

L’aménagement du front de mer de Marigot est un projet ambitieux nourri par les élus depuis plus d’une décennie. La majorité actuelle a posé de nouvelles bases et a permis une nouvelle étape, celle de l’avis à concession. Comprendre le projet en 5 questions.

Quel est l’objectif du projet ?

Les élus qui se succèdent depuis plus d’une décennie ont pour objectif de dynamiser Marigot en aménageant son front de mer et en développant deux activités aujourd’hui marginales : la croisière et la plaisance. L'ambition étant de se positionner sur le secteur haut de gamme. De nombreuses études ont été menées jusqu’alors mais aucune n’a abouti à une réalisation concrète.

La majorité actuelle, sur les bases d’études conduites au début des années 2000, a repris le dossier et posé ses conditions : permettre l’aménagement de la baie sans participer financièrement. C’est pourquoi elle a opté pour la procédure de la concession. Elle donnera dans le cadre d’une convention une partie de son espace maritime à un investisseur qui l’aménagera et l’exploitera. Il s’agit du même principe retenu pour le développement de l’aéroport de Grand Case.

Que souhaite la COM en termes d’équipements ?

Les élus ont adopté les orientations suivantes : accueil de la moyenne croisière (2 navires en simultané) et des méga yachts 
(50 environ), accueil de la grande croisière, immédiatement ou à terme, dragage du chenal en cohérence 
avec le type de navires accueillis, création de trois terre-pleins avec les matériaux de dragage, développement de l’hôtellerie haut de gamme (5 étoiles), d’un business center et d’une salle 
polyvalente, réalisation de logements de standing, développement d’une hôtellerie intermédiaire en relation ou non avec l’accueil de la croisière.

À quel stade en est le projet ?

Le 25 juin 2015, le Conseil territorial a adopté les orientations du projet (accueil de la moyenne croisière, de mégayachts, création de terre-pleins, hôtellerie haut de gamme, etc.). La procédure de concession ayant été retenue, il a fallu rédiger un avis de candidature international ; ce dernier a été publié fin juillet 2016. Les investisseurs intéressés par le projet ont jusqu’au 26 octobre 2016 pour déposer leur proposition auprès de la COM.

Qu’attend la Collectivité du concessionnaire ?

Selon la notice accompagnant l’avis, «le concessionnaire concevra, financera et réalisera les ouvrages et équipements suivants dans le cadre des orientations actées par la collectivité et les prescriptions du programme fonctionnel détaillé qui sera remis aux candidats retenus : dragage du chenal et des bassins de croisière, ouvrages de protection et d’accostage, équipements associés (pontons, avitaillement en carburant, etc.), terre-pleins, capitainerie, yacht club, gare maritime, bâtiment à usage du public».

Le concessionnaire sera propriétaire des terre-pleins, à l’exception des parties directement liées à l’exploitation du service public comme les parkings. Pour les autres surfaces non rattachées directement à l’exploitation d’un service public, le concessionnaire sera libre des modalités de leur exploitation (cessions, locations).

Quelles sont les exigences de la COM ?

Le concessionnaire devra mettre à disposition de la COM, gratuitement, la 
nouvelle gare maritime (1 ha de surface créée sur le terre-plein nord, du terre-plein central en centre-ville) et le bâtiment destiné à l’accueil de services, après leur achèvement. Aujourd’hui, la gare maritime est exploitée par l’établissement portuaire qui en tire une partie de ses recettes. Le concessionnaire devra aussi préserver l’accès du public le long des quais et à l’extrémité des terre-
pleins qui auront été créés. La COM a en outre précisé que les commerces et services qui seront créés ne devront pas faire concurrence à ceux du centre-ville.

Il appartiendra par ailleurs à l’opérateur retenu de réaliser les études environnementales et d’obtenir les autorisations nécessaires. Il devra également considérer les répercussions sur le cadre de vie et l’habitat et ainsi prendre des mesures compensatoires en conséquence. Il devra notamment maintenir les activités touristiques durant la phase des travaux, faire en sorte que les nuisances sonores générées par les travaux soient les plus faibles possibles. Il devra enfin avoir estimé les impacts du projet sur le quartier de Sandy Ground.

Estelle Gasnet

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