19.06.2019

Eliane Clarke : les élèves privés de cantine suite à un litige entre le directeur et une employée de la CTOS

A son retour de grève elle a constaté que son bureau avait été déplacé et ses collègues ATSEM ont débrayé en solidarité.

Les élèves de l'école maternelle Eliane Clarke (Quartier d'Orléans) n'ont pas eu cantine lundi 17 juin. Les repas n'ont pas été servis suite à un litige entre le directeur de l'école et une agente administrative de la CTOS. Les parents ont dû venir au dernier moment récupérer leurs enfants pour la pause déjeuner. « Nous sommes restés avec 200 repas sur les bras » indique Pascale Alix Laborde, la présidente de la CTOS.

L’agente administrative, chargée de la vente des tickets, est également déléguée syndicale à l’UTC-UGTG. Après trois mois et demi de grève elle a repris le travail et a crié au scandale en découvrant que le directeur de l’école avait pris la décision de déplacer son bureau pour l'installer dans une autre salle de l'établissement. Jusque-là, elle travaillait dans la même pièce que la secrétaire de direction, lieu le plus stratégique de l’école.

Le syndicat considère que l’agente a été « expulsée » de son lieu de travail et qu'il s'agit d’une sanction. « On ne peut pas déplacer quelqu’un pendant son absence sans motif ni courrier. Elle travaille depuis 24 ans au même endroit et n’a jamais eu de souci avant la grève » affirme Nicole Javois, la secrétaire de la section UTC-UGTG de Saint-Martin. « Nous avons signé un protocole de fin de conflit le 17 mai où il était inscrit qu’ aucune sanction ne devait être prise contre les grévistes ». Quant à la non distribution des repas lundi, Nicole Javois précise qu’il ne s’agit pas d’un blocage. Les ATSEM ont débrayé ce jour-là en solidarité, rejoints par leurs réprésentants syndicaux : « nous étions assis en train d’attendre une réponse des autorités, c’était au directeur et à la CTOS de prendre leurs responsabilités ».

Pascale Alix Laborde explique avoir envoyé des courriers la semaine dernière pour demander au directeur de réintégrer l’employée dans son bureau d’origine, considérant que l’en sortir était « indélicat ». L’éducation nationale a proposé des solutions de compromis qui ont été refusées par le syndicat. « Nous avions proposé qu’elle revienne dans le bureau le matin pour vendre les tickets et fasse la comptabilité l’après-midi dans un autre bureau mais le syndicat a dit non » avance Dominique Boyer, l’inspecteur de l’Éducation Nationale en charge du premier degré.

Mardi, très peu d’élèves étaient présents, les parents ayant certainement anticipé que les problèmes de cantine allaient perdurer. Aujourd’hui, mercredi, l’école est fermée et il faut donc attendre demain pour savoir réellement où en est le conflit. « La situation est résolue. L’employée reprendra son poste au même endroit suite à une réunion hier avec la COM et la CTOS » assure Nicole Javois. Même si pour l’heure l’information n’est pas confirmée à l’inspecteur d’académie ni à la présidente de la CTOS actuellement en déplacement et absente à la réunion.

Crédits photo : COM

Fanny Fontan
10 commentaires

Commentaires

Et puis quoi encore....

mais virer les ces incompétents qui coutent un bras -elle était pas absente mais en grève c'est pas pareil... dehors tous ces fainéants ...

Des fainéants ?? Des RACAILLES et des bons à rien oui. ILS sont en train de mettre en difficulté tout un tas de gamins pour leurs égos démesurés . Il y'a besoin d'un grand coup de balais avant que l'île crève de cette M...E

il y a un manque de fermeté de la collectivité dans beaucoup de domaine autre exemple les routes , le responsable de la collectivité des travaux routiers devraient intervenir auprès des entreprises adjudicataires pour boucher les trous après travaux même provisoirement

on se demande s'il y a encore quelqu'un qui dirige la collectivité vu que tout coule normalement : l'ile est sale, rien n'est fait pour les sargasses, les routes si on peut encore appeler cela des routes, le personnel du CTOS une plaie , les écoles (ayez pitié au moins des élèves donner leurs des classes descentes avec du personnel de cantine compétent qui ne pensent pas qu'à leur petit confort)

Elle n était pas absente mais en grève...ce n est pas la même chose... elle devrait être heureuse d avoir pu récupérer son travail.. J espère qu ils ne lui ont pas payés ses jours de grève...aucune morale, elle ne pense pas aux enfants ... quelle égoïste...i

Encore l'UGTG, mais qu'on les foute dehors!

Putain de syndicalistes qui n'ont qu'un mot à la bouche LA GREVE

Si j'ai bien compris l'article, un directeur d'école a décidé de réorganiser son établissement pendant que plusieurs employés de la CTOS faisait la grève et qu'au retour de l'une d'entre elle, celle-ci s'est estimée lésée car on lui avait attribué un autre bureau. Là, effectivement on peut imaginer que ce soit indélicat comme procédé. Mais la question que l'on doit se poser est qui dirige l'établissement dans une école maternelle si ce n'est pas le Directeur ?
A ma connaissance les locaux, qui appartiennent à la Collectivité sont loués à l'Education Nationale pendant les heures de cours en dehors de la garderie du matin et du soir et de la pause déjeuner, gérée par la CTOS et par conséquent la responsabilité de la gestion de l'établissement pendant les cours relève bien du Directeur. Au mieux le bureau en question doit être utilisé en temps partagé. D'autre part, le bureau est-il climatisé ? Enfin, qui a effectué le travail de l'Agente administrative pendant sa période de grève. Parce que là, il ne faut pas nous prendre pour des imbéciles, vendre et compter 200 tickets par jour pour la cantine scolaire ne peut absolument pas être un travail à plein temps. Si j'ai bien compris et si j'étais cette employée, mon travail consisterait à passer chaque matin à partir de 8h00 dans une douzaine de classes, comptabiliser le nombre de repas et récupérer les tickets, faire la somme du nombre de tickets puis appeler la cantine scolaire vers 9h00 pour leur préciser le nombre de repas à délivrer. Et après 9h00 que fait l'Agente puisque pendant les cours le portail est fermé et personne peut acheter de tickets. Ma conclusion est que ça ressemble fortement à un emploi partiellement fictif et que c'est nous les contribuables qui finançons cela. Inadmissible...

C'est pas très important, ils devraient faire l'inverse, et changer l'autre personne du bureau, si ils estiment que ce bureau est à risque pour l'éducation nationale!
L'éducation nationale change le problème de place et personne n'a rien à redire!!! De toute façons ils baissent tous leur frok tout le temps!!!

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