01.03.2019

Daniel Gibbs vs les syndicats : "je ne peux pas donner gain de cause à tout le monde"

En préambule du conseil territorial, Daniel Gibbs a rappelé la position de la COM dans le conflit qui l'oppose aux agents grévistes de la COM et de la CTOS.

Une partie des agents grévistes de la CTOS et de la COM avait pris place dans la salle des délibérations pour assister à la séance plénière du conseil territorial vendredi matin. Les autres se trouvaient dans le hall et à l’extérieur de l’hôtel de la Collectivité. Leur présence jusqu’à 4 heures du matin dans la COM n’a pas permis l’installation des moyens techniques pour retransmettre en direct le conseil territorial.

C’est en évoquant ce mouvement social débuté il y a un mois, que le président de la COM a ouvert la séance. «Je peux comprendre la frustration et les inquiétudes mais la situation budgétaire tant de la Collectivité que de la CTOS nous interdit de répondre favorablement à la principale revendication du syndicat : l’embauche des personnes ayant travaillé à la CTOS», a-t-il répété. Et d’insister : «je ne peux pas donner gain de cause à tout le monde».

«Mais le refus d’embaucher ces personnes n’a pas été notre seule réponse. Nous nous sommes en effet immédiatement rapprochés de Pôle emploi et des représentants de l’Education nationale afin que les 75 personnes concernées bénéficient d’un suivi personnalisé pour un retour rapide à l’emploi en bénéficiant d’une centaine d’offres d’emploi à pourvoir et de formations rémunérées», a-t-il précisé de nouveau.

«Face aux blocages de ces derniers jours, nous avons une nouvelle fois proposé, conjointement avec le syndicat, une solution de dialogue en demandant l’intervention d’un médiateur auprès du président du tribunal administratif. Un avocat a donc été missionné et la médiation s’est déroulée hier [jeudi 28 février]. Hélas, elle n’a pas trouvé d’issue favorable comme espéré », a-t-il déclaré.

Daniel Gibbs dit «regretter» que la médiation n’ait pas abouti, il «dénonce» en revanche «la violence de certains échanges». «Les menaces envers des élus de la République et des agents de la Collectivité n’ont pas leur place quelles que soient les raisons de ce conflit », conçoit-il.

Il sollicite aussi la patience des agents concernant les 17 autres recommandations liées notamment aux évolutions de carrière. «L’issue de ce mouvement nécessite un dialogue apaisé et un travail sur le long terme, constructif. Nous héritons d’un dysfonctionnement de longue date de notre administration qui nous demande du temps et une organisation forte», veut-il faire comprendre. «Il faut reclasser des carrières depuis 2010. C’est un chantier qui a été entrepris. Un échéancier de travail a été défini », a indiqué celui qui a été interpellé lors du conseil territorial par l'opposition, George Gumbs (président du CESC) et Mireille Meus, membre de la majorité sur le sujet.

«Nous devons aujourd’hui réparer cinq, dix, vingt voire quarante années de fonctionnement de la COM ou de la commune, d’une administration malade qui a atteint ses limites », commente-t-il.

A l’issue du conseil territorial, les agents grévistes devaient entamer une nouvelle réunion de négociation avec le président.

(photo d'archive).

Estelle Gasnet

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