22.10.2018

Les déchets d'Irma font l'objet d'un rapport

Réalisé par l'association Robin des Bois, ce rapport, publié en octobre, dresse un historique détaillé de la collecte et du traitement des déchets d'Irma.

L'ONG française Robin des Bois travaille sur les déchets post-catastrophes depuis 1989. Dans le cadre d’un projet de trois ans soutenu par l’ANR (Agence Nationale de la Recherche) et axé sur la gestion des déchets post-ouragans impliquant aussi trois universités françaises, une université belge et l’IFSTTAR*, Charlotte Nithart et Manon Lefebvre respectivement directrice des campagnes et chargée de mission au sein de Robin des Bois ont exploré les deux parties de l’îles de Saint-Martin pendant 15 jours entre fin mai et début juin dernier. Leur premier rapport, sobrement intitulé « Les déchets d’Irma » vient d’être publié sur le site de l’association.

Neuf mois après le passage de l’ouragan Irma, Charlotte Nithart et Manon Lefebvre ont découvert « une île disloquée, des hectares de tôles dispersées et de piscines délabrées, des épaves de bateaux et de voitures par milliers, des déchets épars et des résidus de combustion ». Mais aussi « une île pluriculturelle chaleureuse, une biodiversité terrestre et marine exceptionnelle en convalescence, un littoral de plages, de rochers et de mangroves qu’il est encore temps de préserver du béton, de la cabanisation et des pollutions ».

« Aujourd’hui Saint-Martin est à l’intersection du déblaiement et de la reconstruction. L’enjeu est capital et exemplaire. Ou bien Saint-Martin se reconstruira à l’éphémère au risque de replonger dans le précaire et le dramatique tôt ou tard, ou bien elle se reconstruira en tenant compte des retours d’expériences post-ouragans. » considèrent-elles.

Après des recherches documentaires approfondies, une série d’entretiens et leur étude de terrain, elles livrent un rapport d’une centaine de pages, illustré de nombreuses photos, retraçant notamment l’historique de la collecte et du traitement des déchets post-Irma, leur typologie et quantité. Elles abordent aussi la problématique des déchets hors filières (décharges sauvages par exemple) et des problèmes sanitaires et environnementaux engendrés.

A terme, le but de la démarche collective de Robin des Bois, des chercheurs et universitaires est de « favoriser après des aléas cycloniques non pas un retour à la normale mais plutôt une amélioration substantielle des modes de prévention, de tri et de gestion des déchets ».

Ce bilan provisoire des déchets post-Irma sera complété par un deuxième rapport dans un an et des recommandations structurées.

 

*Projet DéPOs avec l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée, l’IFSTTAR (Institut Français des Sciences et Technologies des Transports, de l’Aménagement et des Réseaux), l’Université du Maine - le Mans, l’Université d’Avignon et des Pays du Vaucluse et la Faculté d’Architecture et d’Urbanisme de Université de Mons en Belgique

 

Photo d'illustration prise à Marigot en août dernier

 

Fanny Fontan

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