11.04.2018

Comment les compagnies d’assurances peuvent rester aux Antilles après Irma

Avec près de deux milliards d’euros de dommages à indemniser sur les îles de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy, la question pour les compagnies d’assurances de rester à exercer sur ces territoires aurait été légitime. La fédération française des assurances confirme toutefois que les trois principales – Allianz, Generali/GFA Caraïbes et Groupama- maintiennent leur présence aux Antilles via leurs filiales. Elles le peuvent essentiellement grâce à la caisse centrale de réassurance.

Organisme détenu à 100 % par l’Etat, la caisse centrale de réassurance «propose aux assureurs des couvertures pour les risques à caractère exceptionnel», notamment les catastrophes naturelles. La caisse contribue notamment au financement des indemnisations. Lorsque le régime CAT NAT est décrété, la caisse centrale débloque une enveloppe en fonction du montant des dégâts et la distribue aux compagnies. Par exemple, dans le cas d’Irma, elle a contribué à hauteur de 50 % du montant des dégâts ; ce qui signifie que les compagnies ont payé avec leurs propres fonds les 50 autres pour cents.

La mission de la caisse est aussi de réassurer les compagnies après une catastrophe naturelle et donc de leur permettre de maintenir leur activité dans les lieux impactés.

Chaque année, les compagnies d’assurance versent une prime à la caisse centrale, prime calculée selon les risques. Au vu des événements climatiques, cette prime devrait être recalculée à la hausse pour les compagnies situées aux Antilles.

Cette hausse devrait être répercutée sur le montant des prochains contrats ; chaque compagnie étant libre de pratiquer les tarifs qu’elle souhaite et d’accepter d’assurer ou non certains types de biens.

Certaines compagnies ont renouvelé les contrats de leurs clients dans les mêmes conditions et au même tarif pour cette année.

Estelle Gasnet
3 commentaires

Commentaires

Normal, il ne faut pas oublier que pendant des années, on a fait manger des actionnaires, des employés, des cadres et que si l'Etat n'avait pas déclaré Cat. Nat. ces assureurs auraient dû régler les indemnités sans l'aide de l'Etat. Alors qui vous voulez faire pleurer?eux ou les victimes qui attendent encore leur bon vouloir. Pour les augmentations, patience, la plus part d'entre nous ont réglés leur primes pour l'année et bien souvent avant le cyclone, et pour les autres ils ont aussi payés, après le cyclone, dans l'espoir d'être remboursés

en ce qui me concerne allianz à augmenter son tarif et ben qu'un peu (je viens de payer ma prime).. plus rapide à nous faire payer qu'à nous indemniser... je pense que je ne vais pas tarder à les congédier quand je serai indemniser...

Si les assureurs restent c'est qu'ils ont fait leurs calculs et qu'ils vont continuer à se gaver. N'oublions pas qu'à ce jour, seul 50/100 des sommes dues ont été versés et que la gestion de crise post IRMA à été catastrophique.

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