11.08.2017

Sargasses : des recommandations pour une gestion sur le long terme

À la demande de plusieurs ministères, une mission a été mise en place pour apprécier la problématique des sargasses dans les Antilles.

En 2015, les ministres de l’Écologie, de l’Agriculture et des Outre-mer ont confié au Conseil général de l’environnement et du développement durable, au conseil général de l’alimentation, de l’agriculture et des espaces ruraux et à l’inspection générale de l’administration une mission visant à «formuler des recommandations opérationnelles afin d’organiser la filière de ramassage, stockage, traitement et valorisation des algues sargasses dans une perspective de gestion sur le long terme». La mission s’est ainsi rendue en janvier 2016 dans les Antilles françaises ainsi qu’à Sainte-Lucie pour y appréhender la problématique à l’échelle régionale. Un rapport de plus de quatre cents pages a été produit en juillet 2016.

Sur le terrain, les membres de la mission ont observé les actions de collecte, de transport et de valorisation. Ils ont apprécié leur efficacité et surtout essayé de voir comment elles pouvaient être améliorées. Ils ont en outre étudié la valorisation des algues une fois ramassées et vu comment elles pouvaient être utilisées dans l’agriculture.

Estimant que les Antilles continueront d’être confrontées à ce phénomène, la mission mise sur l’établissement d’un plan de gestion dans chaque territoire impliquant les collectivités territoriales et l’État, détaillant le rôle de chacun. Il s’agit de passer d’une logique de l’urgence à une logique de gestion de crise, en sachant que l’ensemble des actions qui doivent être mises en place tant pour la collecte ou le transport, représente des coûts importants pour les collectivités locales. Aussi la mission recommande-t-elle la création d’un fonds spécifique qui pourrait être en partie abondé par l’État.

Soualigapost.com va revenir dans une série d’articles sur plusieurs volets de ce rapport.

À suivre…

- Sargasses : «un risque aléatoire au même titre que les cyclones» (2/5)

- Comment organiser la collecte pour qu’elle soit optimale (3/5)

- La nécessité de professionnaliser les agents et acteurs concernés (4/5)

- La question du financement (5/5)

Estelle Gasnet
3 commentaires

Commentaires

Il faut voir ça comme une mane de la nature tout comme en Bretagne (et d'autres régions du globe) où les algues sont utilisés depuis longtemps. Bon, je suis peut-être un peu naïf!

À signaler aussi que les côtes nord (Baie de Marigot), ouest et sud ne sont pas ou peu affectées (Aucune sargasse à Baie Nettlé).

les effets sur la santé des riverains et les materiels sont ils pris en charge dans ce cas par les assurantiels? une extention de declaration de catastrophe naturelle? Nous ne connaissons pas les origines de ces echouages dans la caraibe? Charhés de metaux lourds c est naturel? On continue de faire l autruche parce que le liberalisme sait trouver dans les populations precaires le financement de la meritocratie ...qui devra se serrer la ceinture pour assurer le meilleur à ceux qui sont servis comme des princes (carottes et cerises ) ... a bonne entendeur continuons de faire les autruches c est la faute à personne ? Merci qui?

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