19.07.2017

Island Cane : le nouveau rhum de Saint-Martin

Un rhum assemblé et embouteillé à Saint-Martin.

Depuis l’inauguration d'Island Cane et des locaux de la marque samedi 15 juillet à Hope Estate, Saint-Martin a désormais son propre rhum. « Chaque île de la Caraïbe a son rhum mais ici il n’y avait que du rhum arrangé. Ce qui donne de la légitimité à ce produit c’est que l’île est à la base une terre de culture de la canne» fait remarquer Olivier Klein, l’un des deux fondateurs. Après six mois de travail, la première cuvée est disponible à la vente.

Fort de son expérience en assemblage de rosé, notamment avec la création et la commercialisation du Rosé Chic, Olivier Klein, a le rôle du « cuisinier ». Son travail consiste à « prendre différents produits, les mélanger avec des pourcentages différents pour obtenir plus de nez ou de rondeur ». Son associé, Christophe Louis est quant à lui chargé de sélectionner et d’acheter les différents rhums de la Caraïbe qui sont assemblés par Olivier Klein.

Ils ne souhaitent pas divulguer le nom des producteurs avec lesquels ils ont choisi de travailler, uniquement la provenance : Guadeloupe et Marie-Galante "essentiellement". « Garder nos recette secrètes c’est le meilleur moyen de ne pas se faire copier » avance Christophe Louis. Olivier Klein assure : « ce ne sont que des rhums français, on y tient absolument » et insiste sur leur traçabilité. Island Cane se décline pour l’instant en cinq produits : deux rhums de mélasse tradition et gold qui sont plutôt des rhums à cocktails, et trois rhums agricoles : un à 50°, un V.O de 3 ans et un X.O de 10,12 ans.

Ils visent une clientèle large qui s’étend des petits magasins et épiceries à la grande distribution, hôtels et restaurants et même particuliers qui peuvent venir acheter au magasin de dépôt situé à Hope Estate. Pour être rentables, il va falloir qu’ils vendent au moins 2400 litres par mois. « Nous n’avons pas fait d’étude de marché. C’est un pari à 100% » confie Olivier Klein qui a tout de même une bonne connaissance du milieu.

L’atelier où tous les rhums sont assemblés, embouteillés et étiquetés est accolé au magasin de dépôt. Des barriques recouvrent le mur du fond. Elles conservent le rhum vieux « pour en faire 15 000 litres d’extra vieux d’ici 5 à 7 ans » prévoit Olivier Klein pour qui le rhum Island Cane est « une affaire prévue pour durer ». Et pour cause, les deux associés vont communiquer à l’international et pensent déjà à participer au salon Duty Free d’Orlando au printemps prochain. Ils considèrent qu’en tant que « premier rhum non arrangé de l’île », leur produit a vocation à être exporté. 

Fanny Fontan