20.04.2017

SXM Festival 2017 : trois fois plus de festivaliers qu'en 2016

La deuxième édition du SXM Festival s'est achevée le 19 mars dernier. Un mois après, il est temps de faire le bilan. Julian Arbia, le fondateur du festival, et Abdou El Ouali, coordinateur et directeur artistique, ont répondu à nos questions.

Combien de passes ont été vendus ? Et parmi eux combien à des habitants de l'île ? Quelle est la différence par rapport aux chiffres 2016 ?

 Abdou El Ouali : Nous avons enregistré 3593 passes internationaux de 5 Jours (Ventes GA et VIP, Invités, Staff & Artistes). L'île a donc accueilli près de 3600 personnes venues de plus de 60 pays. Concernant les habitants, il est difficile d'avoir le nombre précis parce que les passes résidents Caraïbes ont été offerts également aux habitants des îles environnantes. Nous avons enregistré 849 passes résidents Caraïbes de 5 jours (Ventes GA et VIP, Invités, Staff & Artistes). Soit un Total de 4442 passes de 5 Jours. La majorité des participants était des invités. Nous n'avons pas hésité à inviter des amis, des gens de l'industrie musicale et des artistes, afin d’encourager un maximum de personnes à venir participer mais aussi à promouvoir le festival à leur retour. Nous sommes encore un jeune festival, dans un environnement fortement compétitif, mais voulons très rapidement nous accaparer une large part de cette audience. Compte tenu des retombées, notre stratégie était la bonne.

En plus de cela, nous avons enregistré 4572 admissions uniques (accès journalier pour un seul endroit) encore une fois, ventes et invitations confondues. Nous pouvons ainsi dire qu'environ 6000 personnes sont venues participer au festival, que ce soit pour les 5 jours ou juste à un seul événement. Nous analyserons prochainement les données afin de séparer les ventes des admissions gratuites. Nous sommes néanmoins ravis des résultats initiaux : nous avons triplé le nombre de festivaliers par rapport à 2016 ! Grâce à notre programmation 24/24, et étendue sur plusieurs endroits, les participants étaient bien dispatchés entre les différents lieux du festival. 

A combien évaluez-vous les retombées économiques locales de l’événement ?

Abdou El Ouali : Autour de 12 millions d'euros. 

Quelles ont été les soirées les plus réussies ?

Abdou El Ouali : Nous avons élargi les styles de musique cette année par rapport à 2016, et nous comptons continuer à nous ouvrir de plus en plus dans le futur. Il est difficile de choisir une soirée en particulier car la réussite dépend aussi des goûts musicaux de chacun.

Julian Arbia : On a beaucoup parlé du set de Blond:ish à la villa party, du Refuge avec les Roumains RPR mais aussi le debut du Annual Pirate Bal du label de musique Dailycid et du set de la légende de l'Afrique du sud, Black Coffee, sur Happy Bay. On parle autant de la beauté et de la richesse de l'ile que du souci du détail de la production du festival !

Abdou El Ouali : Dans l’ensemble, nous pensons que le festival est une grand réussite, avec bien sûr un énorme retour pour Happy Bay. On se place déjà parmi les meilleurs festivals au monde. Nous n'en revenons pas du retour médiatique international. On nous cite comme un exemple à suivre pour faire évoluer l'univers des festivals de musique électronique : Waw ! Les gens en général et les médias en particulier, ont compris que nous étions une équipe composée de professionnels très expérimentés.

Les lieux qui ont attiré le plus de monde ?

Abdou El Ouali : Happy Bay et le Refuge ont fait carton plein tous les jours.

De quoi êtes-vous particulièrement satisfaits ?

Julian Arbia : De la participation locale ! L'année dernière, nous étions qu’une petite équipe de cinq, et étions tellement débordés de travail et préoccupés par le fait d'attirer les participants internationaux que nous avions manqué de temps pour promouvoir l’évènement sur l’île. Dès la fin de l'édition 2016, nous avons fait un plan de communication locale qui a très bien marché. Nous avons également travaillé avec des associations culturelles, collaboré avec des centaines de locaux et de fournisseurs locaux. Dimanche pour la soirée de clôture, beaucoup de visages familiers étaient présents et malgré l'effet de nouveauté de ce genre d'événement pour l'île, tout le monde avait l'air d'y avoir participé depuis toujours. 

Abdou El Ouali : Nous sommes ravis de la collaboration locale et de l'enthousiasme des Saint-Martinois. L'île s'est maintenant définitivement appropriée le SXM Festival. C'est maintenant NOTRE festival à tous : un évènement dont nous pouvons tous être fiers !

Qu’aimeriez-vous améliorer l’an prochain ?

Julian Arbia : On va travailler la formule sur sept jours, tenter de limiter les déplacements de foule et espacer les événements pour donner l'opportunité aux gens de se reposer et de visiter d'avantage l'île ! Nous serons encore plus nombreux en 2018 et on veut profiter de l'occasion pour mentionner ce qui ne doit pas changer :

  • L’attitude positive de la Gendarmerie : leur travail fut impeccable et respectueux
  • Les commerçants et restaurateurs qui se sont fait applaudir pour leur professionnalisme et excellent service
  • Et bien sûr les Saint-Martinois qui ne sont pas passés inaperçus avec leur sourire et leur bonne humeur. Nous n'avons eu que de bons echos des festivaliers ! Bravo Saint-Martin !

Abdou El Ouali : Aussi bien au niveau technique, artistique que musical, attendez-vous à ce que nous franchissions un nouveau mur du son en 2018 !

 

Crédits photos : SXM Festival

Fanny Fontan
1 commentaire

Commentaires

Je suis à la fois Montréalais et St-Martinois. J'ai participé au Festival en tant que DJ et festivalier. Je dois dire que de ces deux points de vue le SXM m'a impressionné par la qualité des prestations et de l'organisation. Ce festival se démarque par une saveur tropicale unique. À mettre à l'agenda; merci Julian!