09.03.2016

Blocage : ce que nous pouvons dire ce soir

Voici le rappel des faits de la journée.

Ce soir à 20 heures, les barrages ne sont toujours pas levés à Quartier d’Orléans et à la Baie orientale où ils avaient été érigés tôt ce matin. Les résidents de la Baie O. se sont donc retrouvés coincés et n’ont pas pu sortir du lotissement autrement que par la plage. La route nationale était aussi barrée à Quartier.

Les barrages ont été érigés à l’initiative du comité Saint-Martin wake-up, comité qui avait déjà organisé les barrages du 22 octobre. Aujourd’hui, il voulait notamment apporter son soutien aux trois restaurateurs qui n’ont pas encore signé leur contrat de convention avec la Collectivité pour exploiter les carbets de la Baie orientale. Ces trois restaurateurs avaient dénoncé il y a quelques semaines le montant des loyers fixés par la COM, à savoir 2 500 euros par mois. Suite à leur demande, les élus ont révisé les loyers à la baisse de 300 euros, pour les fixer à 2 200 euros. Malgré cela, les restaurateurs étaient toujours mécontents.

Entre temps, le premier vice président de la COM en charge du dossier, a tenu une conférence de presse pour faire le point et avait déclaré que «le temps des enfants gâtés avait assez duré» en précisant que ces restaurateurs avaient sous loué durant des années les anciens carbets, ce qui était interdit, sans payer de loyer à la COM.

Ce matin, le comité Saint-Martin wake up qui avait obtenu gain de cause en octobre au sujet du PLU en bloquant la partie française, a donc de nouveau utilisé la manière forte. Tout au long de la journée, il a martelé que s’il n’avait pas satisfaction, il ne lèverait pas les blocages. L’une de leurs revendications étant l’obtention de neuf mois de loyers gratuits pour les restaurateurs des carbets de la Baie O puis d’une révision du contrat à l’issue de cette période. En sachant que dans neuf mois, nous serons à trois mois des élections territoriales de 2017, une période très délicate pour négocier. Ou renégocier.

De plus, ils voulaient récupérer les clés des carbets alors qu'ils n'ont pas signé de convention. Aussi la COM leur a-t-elle dit que cela n'était pas possible.

La préfète a sommé les manifestants ce matin de lever les barrages puis a accepté de les recevoir cet après-midi avec les représentants de la COM. Leur rencontre a débuté à 14h30 et s’est terminée aux alentours de 19h30. Chacune des parties est restée sur ses positions.

La COM a fait savoir qu’elle allait missionner un avocat pour étudier les conventions d'AOT et de voir si, comme le comité le dit, des erreurs de rédaction ont été commises. Selon nos sources, la présidente Aline Hanson ne veut pas céder.

De son côté la préfète a indiqué dans un communiqué de presse qu’elle avait demandé aux membres du comité de lever les barrages le plus rapidement possible. Reste à voir si elle va être écoutée. Enfin, les manifestants se disent déterminés et refusent de céder. Si demain matin, les barrages sont toujours érigés, la préfète pourrait demander l’intervention des gendarmes.

 

LEGENDE PHOTO : le rond-point de Cul de Sac ce soir à 20 heures.

Estelle Gasnet

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