21.02.2019

Auberge de mer : la démolition est repoussée

LA DÉMOLITION DE L'AUBERGE DE MER, PRÉSENTÉE COMME URGENTE EN OCTOBRE DERNIER, est finalement repoussée.

En octobre dernier, un arrêté portant péril ordinaire signé par le président de la Collectivité, était affiché sur les murs de l’auberge de mer. «Compte tenu du danger encouru par les occupants du fait de l’état des lieux, l’accès ou l’utilisation du bâtiment Auberge de Mer est interdit » pouvait-on lire. 

La Semsamar, à qui incombait la gestion de la marina via sa filiale la Samagest, devait alors effectuer les travaux de démolition du bâtiment dans les deux mois, soit avant la mi-décembre. L’urgence de la situation était mise en avant, et un vent de panique s’emparait alors de la dizaine de commerçants exerçant sur les lieux. La Collectivité, qui a repris comme prévu la concession de la marina le 1er janvier 2019, devait plancher sur des solutions de relogement provisoire des commerces. Le projet d’installer des Algécos sur le parking de l’office de tourisme avait été avoqué sans pour autant que quoi que ce soit de concrêt ne soit avancé. 

Les travaux de démolition ont démarré le 26 novembre dans la partie inoccupée du bâtiment. Les commerçants, qui poursuivaient leur activité de l'autre côté, avaient porté plainte pour mise en danger de la vie d'autrui et appelé à une mobilisation avant de bloquer le chantier et défiler dans les rues de Marigot. Ils avaient également déposé un référé au tribunal administratif, contre-expertise à l’appui. Le 17 décembre, le tribunal rejetait la demande de suspension des travaux. 

Aujourd’hui, à la mi-février 2019, bien que les grilles de délimitation des travaux soient toujours sur place, la démolition du bâtiment semble stoppée. Interrogés, les commerçants de l’auberge de mer déclarent n’avoir aucune information depuis qu’ils ont été reçus à la collectivité en présence de la Semsamar début décembre 2018. « C’est le silence radio » déplorent-ils.

La Semsamar n'a pas encore répondu à nos questions. Quant à la COM, elle explique que dans le cadre des négociations de sortie de DSP, un contrat est en cours de rédaction. Avant que le tribunal ne rende sa décision quant au référé, Daniel Gibbs avait promis aux commerçants en décembre dernier, qu'ils ne seraient pas délogés pendant la saison touristique. Bien que le tribunal ait rejeté depuis la demande des commerçants, l'auberge de mer ne devrait pas être détruite tant que des solutions de relogement des commerçants ne seront pas trouvées. La Semsamar devrait accompagner la Collectivité là-dessus, en construisant un plan de relogement et en assurant le suivi des travaux. 

 

Fanny Fontan
4 commentaires

Commentaires

encore une histoire de magouille... à qui profite le crime.. et qui va s'en mettre encore plein les poches... à suivre

un arrêté portant péril ordinaire ???? MDR....
Que fait la collectivité pour le bloc de l'ancien Mini-Club jusqu'à la rue de la liberté ???
Insalubrité, péril, danger,tout est réunis... et ce depuis de nombreux mois...
où sont les propriétaires des terrains ???
Que dit la préfecture?????
La brigade environnement....

partie visible de l iceberg semsamar!
les dossiers vont sortir les uns après les autres!!!

Des excuses pour justifier l'inertie ...

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