23.10.2018

Des décharges sauvages listées dans un rapport

L'association Robin des Bois consacre une partie de son rapport sur les déchets d'Irma aux décharges sauvages éparpillées à Saint-Martin.

Dans son récent rapport sur les déchets d’Irma à Saint-Martin, l’ONG Robin des Bois, dissèque les tonnes de déchets dispersés par Irma, et les initiatives officielles, associatives et civiles pour les ramasser. Elle rapporte aussi la présence de décharges sauvages dans un chapitre consacré aux "Déchets hors filières, problèmes sanitaires et environnementaux". 

Si l’association souligne que ces décharges sauvages sont nombreuses sur le territoire métropolitain, elle considère que dans les Caraïbes, la dépose sauvage des déchets est aggravée par « la précarité des moyens de collecte, la rareté des installations dédiées au transit, au recyclage, au stockage et aux autres modes d’élimination réglementaire et par la furie des ouragans ».

Les enquêtrices de l’association, Charlotte Nithart et Manon Lefebvre, ont par ailleurs constaté que les appels post Irma « réitérés dans la presse locale concernant le délit d’abandon de déchets prévu par l’article L. 541-3 du code de l’environnement et les amendes encourues n’ont pas eu sur les populations multiculturelles et multilingues d’effets spectaculaires ». Un euphémisme. 

Lors de leur travail sur le terrain, effectué pendant 15 jours entre fin mai et début juin 2018, elles ont pu observer que « les projectiles propulsés par Irma ont été parfois suivis d’apports anthropiques de déchets selon l’adage « le déchet attire le déchet ». ». C’est-à-dire qu’aux déchets résultant purement de l’action d’Irma, certains particuliers ou entreprises ont ajouté leurs propres déchets.

Elles ont ainsi répertorié et mesuré, photos à l’appui, plusieurs de ces décharges sauvages, éparpillées sur l’île. « La surface des décharges sauvages localisées sur Saint-Martin fin mai/début juin 2018 varie. Certaines d’entre elles sont des points de regroupement de gravats. Elles ont en commun d’être vulnérables au risque incendie » avancent-elles.

Les surfaces mesurées par les enquêtrices sont spectaculaires : 2300 m2 sur le bord de la départementale à Sandy Ground, 400 m2 à Quartier dOrléans/Salines, 1000 m2 sur la route sud de Quartier d'Orléans, 500 m2 sur les hauteurs d'Oyster Pond...

A Quartier d'Orléans, elles ont noté que la décharge sauvage était en grande partie recolonisée par la végétation. A Oyster Pond, elles ont rapporté que des insccriptions tentaient de mettre fin au dépôt (en l'occurence des pancartes sur lesquelles il est inscrit "dépôts interdits"). 

Fanny Fontan

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