13.09.2018

Oyster Pond : des habitants demandent l'évacuation de déchets d'Irma amassés devant chez eux

Il s'agit de déchets d'Irma, déposés devant la marina, côté français, par une association de la partie hollandaise.

« Une association de la partie hollandaise est venue nettoyer les abords de la marina, au niveau de la frontière. Elle a fait un super boulot et on la remercie mais elle a déposé les déchets d’Irma devant chez nous, côté français. Depuis le mois d’avril nous attendons que quelqu’un vienne les récupérer » témoignent des habitants de la résidence Aquarella à Oyster Pond.

Leur résidence, située à quelques mètres du panneau marquant la frontière entre les parties française et hollandaise, surplombe la marina. Sur le bout de terre qui sépare l’eau de ce qui fut jadis la clôture de la copropriété, gisent planches de bois et bouts de tôles. Une petite décharge à ciel ouvert qui incite certains à venir y ajouter leurs déchets.

« Si ça avait été de petits objets je les aurais portés moi-même à la décharge, mais il me faut au moins une benne et je n'ai pas les moyens d'en payer une » avance une habitante, mère de famille. Il y a bien une benne à l’entrée du village côté Coralita, mais elle est beaucoup trop loin pour y évacuer ces déchets. Et malgré leurs demandes, ils affirment qu'aucune autre benne ne leur a été mise à disposition.

A l’approche d’Isaac, les habitants s’inquiètent, conscients que ces déchets peuvent aisément se transformer en projectiles en cas de vents violents. « J’ai déjà envoyé deux mails au service environnement de la COM mais on m’a répondu qu’après analyse, cette partie était hollandaise, et donc pas de son ressort. Pourtant, on est bien de l’autre côté de la frontière » poursuit-elle indignée.

Alors elle a publié une photo sur Facebook demandant de faire évacuer ces déchets, en commentaire d’un post de la COM sur sa page pour inviter la population à se préparer à l’arrivée d’Isaac, et notamment, à « nettoyer les abords des habitations ». « On m’a répondu que la marina était un terrain privé » rapporte-t-elle. Et d’ajouter, impuissante : « Je ne sais plus quoi faire, il s’agit pourtant de protection civile ».

 

Fanny Fontan
2 commentaires

Commentaires

et les gens qui travaillent pour la réserve, ils en pensent quoi ? La réponse de la COM c'est que ce n'est jamais à eux de faire le boulot, à croire que l'ile est entièrement privatisée... ici il s'agit de sécurité quand même...

ça a été remblayé. pile entre les 2 cotés de l'île : bon courage ça risque d'être compliqué.

n'y a t'il pas un syndic ou une agence qui gère ce bien ?

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